Bretagne: Le restaurant qui a refusé un adolescent aveugle présente ses excuses

DISCRIMINATION Lucas, un adolescent aveugle, s'était vu refuser l'accès à un restaurant de Quimper (Finistère) à cause de son chien guide...

L.C. avec AFP

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Illustration d'un chien guide pour aveugle.
Illustration d'un chien guide pour aveugle. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Une « incompréhension ». C’est ainsi que le restaurant de Quimper (Finistère) qui avait refusé vendredi d’accueillir Lucas, un adolescent aveugle parce qu’il était accompagné de son chien guide, a présenté ce mardi ses excuses au jeune garçon.

« Nous tenons à nous excuser auprès du jeune homme »

« Nous tenons à nous excuser auprès du jeune homme ainsi que des personnes l’accompagnant ce soir-là », indique le restaurant de sushis, situé dans un centre commercial. Lucas s’était rendu au restaurant avec une éducatrice et d’autres déficients visuels, dans le cadre d’un regroupement visant à les rendre plus autonomes.

« Il s’agit avant tout d’une incompréhension, car en aucun cas le restaurant Ayako Sushi Quimper n’a refusé de recevoir Lucas et les personnes qui l’accompagnaient », ajoute dans son communiqué le restaurant, qui indique avoir proposé de laisser le chien à l’extérieur, « à 1 mètre de la table, et ce uniquement dans un souci d’hygiène liée à la fragilité des produits que nous servons ».

« Nous avons commis une erreur »

« Nous avons commis une erreur en demandant cela, car nous avons, depuis, été informés que les chiens guides de personnes malvoyantes étaient la seule exception à l’interdiction des chiens dans les restaurants », ajoute l’établissement, qui assure avoir reçu, à la suite de cet incident, « de nombreuses attaques, messages diffamatoires et demandes de fermeture ».

Franck Texier, le père de l’adolescent, avait alerté les médias ce week-end et déposé plainte auprès du procureur de la République, soulignant que le refus n’émanait pas d’un « employé, mais du gérant du restaurant en personne ». Il disait redouter que les faits ne se reproduisent. Selon lui, l’éducatrice avait expliqué au gérant qu’il ne pouvait légalement refuser l’accès au restaurant au chien guide, mais sans succès.