Madame Claude, la célèbre proxénète, est décédée à l’âge de 92 ans

DECES Condamnée plusieurs fois pour proxénétisme, elle est morte ce lundi…

A.Ch.

— 

Madame Claude, en 1977.
Madame Claude, en 1977. — SIPA

Une vie sulfureuse qui s’achève le 21 décembre, « journée mondiale de l’orgasme » : Madame Claude, la célèbre proxénète, a rejoint le (septième ?) ciel lundi. Décédée à l’âge de 92 ans dans son petit appartement de la Côte d’Azur, elle laisse derrière elle une vie digne d’un roman.

Fernande devient « Madame Claude »

Née en 1923 à Angers (Maine-et-Loire) dans un milieu modeste sous le nom de Fernande Grudet, celle qui deviendra la plus célèbre proxénète de France passe sa scolarité dans des institutions catholiques. Enceinte sans être mariée, elle quitte Angers et monte à Paris où elle se fait appeler Claude. A la fin des années 1950, elle monte son entreprise de prostitution de luxe dans le 16e arrondissement, au 32 rue Boulainvilliers.

L’âge d’or de son réseau à la clientèle haut de gamme s’achève dans les années 1970 avec l’arrivée de Valéry Giscard d’Estaing au pouvoir. Le juge Jean-Louis Bruguière s’attaque au démantèlement du réseau proxénète et celle qui est devenue « Madame Claude » est poursuivie par le fisc qui lui réclame 11 millions de francs (environ 2.100.000 euros). Condamnée, elle prend ses jambes à son cou et s’installe aux Etats-Unis. Elle ne revient en France qu’en 1985 et passe alors quatre mois sous les barreaux.

Plusieurs fois condamnée

A sa sortie de prison, Madame Claude remet le couvert et tente de recréer un réseau de prostitution. Mais le fisc la rattrape, puis la justice la condamne à nouveau en 1992 pour proxénétisme aggravé. Elle est encore une fois menottée et enfermée à Fleury-Mérogis. Depuis sa sortie de prison,  elle vivait dans un petit appartement modeste de la Côte d’Azur, où elle a poussé son dernier souffle ce lundi.