Attentats: Un djihadiste français soupçonné d’avoir coordonné l’attaque du Bataclan

TERRORISME D’après «Le Parisien», un Français de 27 ans déjà connu des services de police pourrait avoir coordonné l'attaque du 13 novembre… 

A.Ch.

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An investigator works outside the Bataclan concert hall, Saturday, Nov. 14, 2015 in Paris. French President Francois Hollande said more than 120 people died Friday night in shootings at Paris cafes, suicide bombings near France's national stadium and a hostage-taking slaughter inside a concert hall. (AP Photo/Christophe Ena)/ENA111/628700649503/1511141532
An investigator works outside the Bataclan concert hall, Saturday, Nov. 14, 2015 in Paris. French President Francois Hollande said more than 120 people died Friday night in shootings at Paris cafes, suicide bombings near France's national stadium and a hostage-taking slaughter inside a concert hall. (AP Photo/Christophe Ena)/ENA111/628700649503/1511141532 — Christophe Ena/AP/SIPA

Le témoignage d’un rescapé du Bataclan a mis les enquêteurs sur une nouvelle piste, rapporte Le Parisien. Un djihadiste français de 27 ans, déjà connu des services de police, pourrait avoir préparé ou coordonné l’attaque de la salle de spectacles le 13 novembre. Charaffe el-Mouadan, parti en Syrie à la fin de l’année 2013, est un ami d’enfance de Samy Amimour, un des terroristes décédés au Bataclan. Ils se sont connus à Drancy (Seine-Saint-Denis) et avaient été mis en examen en octobre 2012 pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes.

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Le nom « Souleymane » met les enquêteurs sur la piste

Le témoin auditionné par la police a rapporté un dialogue entre deux terroristes alors qu’il essayait de se cacher en se suspendant au rebord d’une fenêtre. Un terroriste, de petite taille, lui a donné l’ordre de revenir vers lui. « Cet homme était habillé avec un survêtement. Il portait une barbe et il m’a donné l’impression d’être le leader, a raconté le témoin, cité par Le Parisien. Il était plus posé que son complice. Ils nous ont ensuite placés comme boucliers humains autour d’un couloir et devant les fenêtres. »

L’homme aurait ensuite échangé pendant plus d’une demi-heure avec la police, menaçant de déclencher sa ceinture d’explosifs. Peu avant l’assaut de la BRI, un autre terroriste a demandé au premier s’il « comptait appeler Souleymane » : « Le petit a répondu que non et qu’ils allaient gérer ça à leur sauce, se souvient le témoin. Il a aussi ajouté qu’il fallait parler en arabe. Après, il y a eu une discussion très tendue entre eux. J’avais l’impression qu’ils ne se connaissaient pas bien… »

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Déjà mis en examen en 2012

Le nom de Souleymane a mis la police sur la trace de Charaffe el-Mouadan : ce dernier se faisait en effet appeler ainsi. De plus, il connaissait Samy Amimour, qui travaillait alors à la RATP, et avait projeté en 2012 de se rendre avec lui et un troisième homme, Samir Bouabout, au Yémen ou en Afghanistan pour mener le djihad armé. Charaffe el-Mouadan, qui semble avoir été le leader du trio, avait suivi des cours de tir en mars 2012 au sein de l’Association nationale de tir de la police dans le 18e arrondissement de Paris, comme Samy Amimour. Mis en examen en 2012, les trois hommes avaient déclaré avoir abandonné leur projet et vouloir s’installer dans un village en Tunisie.