VIDEO. Atterrissage d'urgence d'Air France au Kenya : La fausse bombe déposé pendant le vol ?

ALERTE A LA BOMBE L’engin a été trouvé par un passager dans un petit placard situé derrière un miroir. « Il a sans doute été placé là pendant le vol », estime le Pdg d’Air France…

20 Minutes avec AFP

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A picture taken on December 20, 2015 shows an Air France flight from Mauritius to Paris grounded at the Moi International Airport in Mombasa, after a suspected bomb was found on board.
An Air France flight from Mauritius to Paris was forced to make an emergency landing in Kenya early today after a suspected bomb was found on board, police said. Navy and police bomb experts were called in to determine if there were any explosives on board the plane, which had 459 passengers and 14 crew members aboard.
 / AFP / -
A picture taken on December 20, 2015 shows an Air France flight from Mauritius to Paris grounded at the Moi International Airport in Mombasa, after a suspected bomb was found on board. An Air France flight from Mauritius to Paris was forced to make an emergency landing in Kenya early today after a suspected bomb was found on board, police said. Navy and police bomb experts were called in to determine if there were any explosives on board the plane, which had 459 passengers and 14 crew members aboard. / AFP / - — AFP

L'incident qui a provoqué l'atterrissage en urgence à Mombasa, au Kenya, d'un avion d'Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, était «une fausse alerte», a indiqué dimanche à la presse le PDG de la compagnie aérienne, Frédéric Gagey.

L'objet suspect découvert était «un ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur», a ajouté Frédéric Gagey, lors d'une conférence de presse. «Après analyse, il s'agit d'une fausse alerte (...) d'après les informations dont nous disposons», a-t-il dit.

Après examen des photos de l'objet en question, «il n'y avait rien qui présentait un caractère dangereux» pour l'avion, les passagers ou l'équipage, a poursuivi le PDG d'Air France, répétant plusieurs fois qu'il n'y avait pas d'explosifs à bord.

«Rien à ce stade ne permet de dire qu'il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l'escale de l'île Maurice», a assuré Frédéric Gagey. Toutefois, «des mesures de sûreté complémentaires seront mises en place pour les prochains vols» partant de cet aéroport, a-t-il ajouté.

« Un acte extrêmement agressif à notre encontre »

D'après Frédéric Gagey, c'est un passager qui a découvert l'objet en question. Il se trouvait «dans un petit placard situé derrière un miroir» dans les toilettes de l'avion. Cet endroit, ainsi que l'ensemble des placards, avait fait l'objet «d'une visite de sûreté» de la part de l'équipage avant le décollage. Rien n'y avait découvert, a indiqué le PDG.

Interrogé sur le fait que l'engin aurait pu être déposé pendant le vol, le PDG d’Air France a répondu: «C'est votre déduction.» «Mais comme il y a eu une visite avant le vol et qu'on ne l'a pas trouvé, je pense qu'il a sans doute été placé là pendant le vol», a-t-il ajouté.

Frédéric  Gagey a plusieurs fois évoqué le fait que cette fausse alerte résultait visiblement d'un acte de «malveillance» et de ce qui s'apparenterait à une «mauvaise plaisanterie».«C'est un acte extrêmement agressif à notre encontre», a-t-il souligné.

Trois alertes à la bombe au cours des quinze derniers jours

Air France «va demander l'ouverture d'une enquête pour tirer les choses au clair», et notamment estimer les suites judiciaires qui pourraient intervenir, a-t-il annoncé. Frédéric Gagey a précisé qu'Air France a eu à subir trois fausses alertes à la bombe à bord de ses avions «sur le territoire américain» au cours des 15 derniers jours, «en plus de celle sur l'avion en provenance de l'île Maurice».

Il a indiqué que les passagers de l'avion dérouté sur Mombasa devraient être de retour en France «dans la nuit (de dimanche à lundi) ou demain (lundi) matin».