Attentats à Paris: L'homme interpellé à Villiers-sur-Marne a été relâché

TERRORISME La garde à vue d'un homme de 29 ans, suspecté d'avoir joué un rôle périphérique dans les attentats du 13 novembre, a été levée...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: Un policier et son arme.
Illustration: Un policier et son arme. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Il a été relâché et ne fait pas, « à ce stade », l’objet de poursuite. L’homme de 29 ans interpellé mardi en région parisienne dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre a vu sa garde à vue levée.

Les enquêteurs cherchaient à savoir si cette personne, résidant à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), avait pu être en contact avec certains auteurs des attaques et s’interrogeaient sur de possibles liens avec un autre homme, soupçonné d’être parti en Syrie, selon une source proche du dossier.

L’enquête se poursuit

L’enquête tentaculaire se poursuit dans plusieurs pays européens. En Autriche, deux hommes, de nationalités algérienne et pakistanaise selon une source proche de l’enquête, ont été interpellés le week-end dernier. En Belgique, huit hommes, ont été inculpés et incarcérés. Un Belge a également été arrêté en Turquie.

Deux hommes ont déjà été mis en examen en France, soupçonnés d’avoir fourni au djihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, considéré comme l’organisateur des attaques, un logement de repli à Saint-Denis. Mais ils ne sont pas mis en examen pour une participation directe aux attentats les plus meurtriers jamais commis en France (130 morts et des centaines de blessés).

L’enquête française a permis d’identifier six membres des trois commandos auteurs des attaques au Stade de France, au Bataclan et contre des terrasses de bars et de restaurants du nord-est parisien.

Trois kamikazes toujours non identifiés

Il s’agit de cinq Français qui pour la plupart avaient séjourné en Syrie et d’Abdelhamid Abaaoud, inspirateur de plusieurs attentats ou projets d’attaques en Europe, visé par un mandat d’arrêt international mais qui était parvenu à rentrer de Syrie en France.

Les enquêteurs doivent encore mettre un nom sur deux des trois kamikazes du Stade de France, venus de Syrie avec de faux passeports parmi les migrants affluant en Europe, et sur un troisième homme, qui a probablement participé aux tueries contre les terrasses parisiennes avant de mourir en kamikaze, la semaine suivante, aux côtés d’Abaaoud et de sa cousine lors de l’assaut policier mené le 18 novembre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Salah Abdeslam, un Français de 26 ans, soupçonné d’avoir joué au moins un rôle-clé de logisticien et visé par un mandat d’arrêt international, est toujours en fuite.