Les VTC en colère contre Uber appelés à manifester ce vendredi

SOCIAL Des cortèges de chauffeurs VTC partent ce vendredi matin des aéroports de Roissy et d'Orly en direction de la Porte Maillot...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: un VTC Uber.
Illustration: un VTC Uber. — Jeff Chiu/AP/SIPA

Des ralentissements à prévoir à Paris. Des cortèges de chauffeurs VTC partent ce vendredi matin des aéroports de Roissy et d'Orly en direction de la Porte Maillot, à Paris, où ils se rassemblent pour réclamer un meilleur encadrement de leur activité et de leur tarif, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs.

 

 

 

A l'appel des associations SETP, CAPA VTC et Actif-VTC, les chauffeurs se positionnent aux abords des aéroports parisiens, avant de converger en début de matinée vers l'ouest de la capitale, ce qui pourrait occasionner des ralentissements.

«Une multinationale étrangère qui paye 0EUR d'impôt»

Depuis plusieurs semaines, des indépendants protestent contre les conditions de travail imposées par les éditeurs d'application de réservation par smartphone (Uber, Chauffeur Privé, etc.), et notamment la baisse des tarifs décidée, selon eux, sans concertation.

L'association CAPA VTC dénonce ainsi, sur son compte Facebook, «une multinationale étrangère qui paye 0EUR d'impôt» et «qui veut imposer ses propres lois du travail (...) en tirant les tarifs vers les profondeurs». Elle réclame aux pouvoirs publics «qu'ils interviennent afin de défendre» la profession, par le biais d'une «législation sur des tarifs minimums», à l'instar des taxis.

«Nous resterons porte Maillot avec l'espoir de nous faire entendre, on s'en remet au gouvernement uniquement» pour «encadrer et réglementer» l'activité des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) «au niveau des tarifs et des lois», a commenté auprès de l'AFP Farid Aïeche, président du Syndicat des exploitants du transport de personnes (SETP).

Près de 9.000 VTC circulent en Ile-de-France

Jugeant ses collègues «extrêmement déterminés», il assure qu'ils «ne partiront pas avant d'avoir obtenu un (accord) écrit pour améliorer les conditions de travail». Dans son préavis de grève, consulté par l'AFP, le syndicat réclame notamment un retour à «une course minimum de 15 euros» et «une concertation de fond sur le contrat de partenariat» avec les plates-formes de réservation.

Après la baisse de 20% des tarifs décrétée en octobre par Uber à Paris, des chauffeurs de VTC mécontents ont lancé une application mobile concurrente, «VTC Cab». Près de 9.000 VTC circulent en Ile-de-France, selon la fédération des exploitants de ces véhicules.