Royal veut déployer des portiques de sécurité sur les quais des TGV et des TER

TRANSPORT La ministre Ségolène Royal veut étendre les portiques de sécurité, pour l'instant réservés au Thalys, aux TGV et aux trains régionaux...

20 Minutes avec AFP
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La ministre de l'Environnement Ségolène Royal arrive à la Gare du Nord le 17 décembre 2015, à Paris
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal arrive à la Gare du Nord le 17 décembre 2015, à Paris — LIONEL BONAVENTURE AFP

C’est l’une des mesures post-attentats du 13 novembre. L’installation de portiques de sécurité sur les lignes internationales Thalys. Ils seront opérationnels à partir du 20 décembre, mais Ségolène Royal, la ministre de tutelle des transports, les a testés ce jeudi à Paris. Et souhaite les déployer aux lignes nationales TGV et aux trains régionaux.

Devant quatre portiques déployés sur un quai Gare du Nord, Ségolène Royal a assuré que leur fonctionnement ne ralentirait pas trop les voyageurs et qu’il suffirait d’arriver « 20 minutes avant le départ du train », comme par le passé. Pour l’instant, pour le Thalys, seuls les quais français sont équipés en portiques pour les voyageurs et en scanners à rayons X pour le contrôle des bagages, mais Ségolène Royal considère que ses homologues belges, hollandais ou allemands « doivent s’y mettre ».

« Tous mes homologues m’ont appelé »

« Ils sont impressionnés par la rapidité de l’installation. Tous mes homologues m’ont appelé, on va organiser une visite avec eux en début d’année pour qu’ils viennent voir », a-t-elle souligné. La ministre considère également que « si le dispositif est fluide et fonctionne bien », il peut être étendu sur tous les trains en France.

« Il n’y a pas de raisons qu’on ne sécurise que le Thalys, tous les TVG, les trains nationaux » sont concernés, et même « les TER où les régions peuvent parfaitement les installer ». Selon la SNCF qui partage la direction du Thalys avec les chemins de fer belges et allemands, l’équipement d’un quai coûte 2,5 millions d’euros chaque année, frais de personnel compris.

« La sécurité a peut-être un coût mais n’a pas de prix »

Le coût des installations à Paris et à Lille est assumé par l’entreprise publique à ce stade. Ségolène Royal estime que le financement ne doit pas être un problème car « la sécurité a peut-être un coût mais n’a pas de prix ». C’est l’entreprise française HTDS qui a installé les portiques actuels. Elle a en fait redéployé ceux utilisés pendant le sommet de l’ONU sur le climat, la COP21, organisée près de Paris, au Bourget, du 30 novembre au 12 décembre.

Sur les quais du Thalys, des files seront réservées aux personnes en situation de handicap a par ailleurs promis la ministre.