Attentats à Paris: L'indemnisation des victimes pourrait s'élever à 300 millions d'euros

TERRORISME Christiane Taubira explique « qu’un des défauts du dispositif déclenché après les attentats de janvier était de fragmenter le suivi des victimes »...

20 Minutes avec AFP

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Christiane Taubira au palais de Justice de Paris le 11 décembre 2015.
Christiane Taubira au palais de Justice de Paris le 11 décembre 2015. — WITT/ SIPA PRESS/SIPA

Combien devraient toucher les victimes des attentats du 13 novembre? L’indemnisation « pourrait atteindre au total 300 millions d’euros », annonce jeudi la ministre de la Justice Christiane Taubira dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France.

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Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), mis en place en 1986, « a déjà octroyé 6,7 millions d’euros aux familles de victimes décédées » ainsi que 771.000 euros « de frais de déplacements ou de séjour aux proches, aux blessés et à leurs familles », précise la garde des Sceaux.

« Un des défauts du dispositif était de fragmenter le suivi des victimes »

Christiane Taubira explique « qu’un des défauts du dispositif déclenché après les attentats de janvier était de fragmenter le suivi des victimes ». Après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts, « une des premières exigences a été de prévoir un référent unique, pour les formalités administratives, les questions sur les tutelles ; les indemnisations, les démarches juridiques et judiciaires ».

Le dispositif mis en place, autour de la cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV, fonctionne avec un numéro unique (0.800.406.405). « De la nuit des attentats jusqu’à la fin novembre, nous avons reçu onze mille appels et avons ouvert jusqu’à 120 postes téléphoniques à la CIAV », détaille la ministre dans son entretien.

Le FGTI a été créé par la loi du 9 septembre 1986, adoptée huit jours avant l’attentat de la rue de Rennes (7 morts et 55 blessés), alors que la France connaissait une vague d’actes de terrorisme liés à la situation au Proche-Orient. Il est financé par une taxe sur tous les contrats d’assurance qui passera le 1er janvier 2016 de 3,30 à 4,30 euros.