La SNCF teste plusieurs dispositifs de détection des comportements suspects

TRANSPORTS L'entreprise de transports ferroviaire expérimente des logiciels et des caméras particuliers face à la menace terroriste...

20 Minutes avec AFP

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Caméra de surveillance à la gare Saint-Lazare, à Paris.
Caméra de surveillance à la gare Saint-Lazare, à Paris. — ERIC PIERMONT / AFP

Face à la menace terroriste, la SNCF expérimente des nouvelles technologies pour détecter les comportements ou les bagages suspects. Quatre dispositifs sont ainsi testés par l’entreprise de transports publique.

  • Un logiciel d’analyse comportementale

Fondé « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété », un logiciel d’analyse comportemental fait l’objet d’un test dans plusieurs gares par la SNCF, indique le secrétaire général de l’entreprise publique, Stéphane Volant. « On teste pour savoir si ça n’identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un “tripoteur”, mais aussi l’acceptabilité sociale », pour voir si les voyageurs sont prêts à accepter de telles technologies, une fois l’état d’urgence levé. Si le résultat est positif, le système pourrait être intégré aux 40 000 caméras de surveillance de la SNCF.

  • Des détecteurs de colis suspects

Des caméras qui détectent des colis suspects car restés trop longtemps au sol sont aussi en cours d’expérimentation.

  • Des caméras portatives

La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi.

  • Une appli smartphone

Au printemps, une application devrait être lancée pour permettre aux voyageurs de lancer l’alerte à partir de leurs smartphones en cas de comportements suspects.