Attentats à Paris: Salah Abdeslam caché dans un meuble pour échapper aux policiers à Molenbeek?

ENQUETE Le terroriste aurait été repéré en Belgique le 15 novembre, mais le Code pénal belge n'autorise pas les perquisitions entre 23h et 5h du matin...

D.B.
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Les portraits de Salah Abdeslam et Mohamed Abrini à l'aéroport Charles-de-Gaulle le 3 décembre 2015 à Roissy
Les portraits de Salah Abdeslam et Mohamed Abrini à l'aéroport Charles-de-Gaulle le 3 décembre 2015 à Roissy — KENZO TRIBOUILLARD AFP

Il serait passé de justesse entre les mailles du filet. L’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam, visé par un mandat d’arrêt international, aurait peut-être pu être arrêté à Molenbeek, en Belgique, deux jours après les attentats, selon des médias belges.

Cette révélation publiée dans le Het Laatste Nieuws provient du ministre de la Justice belge, Koen Geens, qui est revenu sur l’enquête relative aux attentats de Paris dans l’émission Faroek qui sera diffusée ce mercredi soir sur la chaîne belge VTM. Dans celle-ci, il a déclaré que Salah Abdeslam « se trouvait vraisemblablement dans une habitation de Molenbeek deux jours après les attentats de Paris ».

Salah #abdeslam aurait pu être arrêté à #Molenbeek #AttentatsParis https ://t.co/OhVAom9LwB pic.twitter.com/8gPt2MGNtJ
— Le Soir (@lesoir) December 16, 2015

Un problème de procédure

L’appartement dans lequel se situait le terroriste présumé, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 novembre, était connu par les services de renseignements. Mais la police n’aurait pas pu intervenir en raison d’une loi de 1967 qui interdit les perquisitions entre 21 heures et 5 heures du matin.

>> A lire aussi : Attentats à Paris : Molenbeek, vivier de djihadistes en Belgique

Fait étonnant : des dérogations existent cependant, mais pas pour des affaires liées au terrorisme. La police n’a pu obtenir un mandat de perquisition que le lundi, reportant l’intervention à 17 heures. Ce qui aurait laissé largement le temps à Salah Abdeslam, de prendre la poudre d’escampette.

Selon la RTBF, des traces de son passage ont bien été détectées lors de la perquisition. « L'hypothèse la plus est qu’il a été exfiltré par des complices », poursuit la chaîne. Concrètement, ils auraient profité d’un déménagement et du va-et-vient des voitures pour faciliter la fuite du terroriste. Soit dans un véhicule, soit dans un meuble, imagine la RTBF, qui a interrogé des enquêteurs.

Le parquet général belge a ensuite essayé de limiter la portée de cette information.

Salah Abdeslam : "on avait des raisons de penser qu’il était dans la maison, mais pas de certitude" dit le parquet fédéral belge.
— isabelle ory (@isabelleory) December 16, 2015