Aubervilliers: L'instituteur a reconnu s'être auto-mutilé

FAITS DIVERS L'enseignant est de nouveau entendu pour tenter de comprendre les motivations de son mensonge...

C.B.

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Najat Vallaud-Belkacem à l'Elysée, le 14 novembre 2015.  AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN
Najat Vallaud-Belkacem à l'Elysée, le 14 novembre 2015. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN — AFP
  • Blessé au cutter, il avait affirmé que son assaillant cagoulé s'était revendiqué de Daesh
  • La ministre de l'Education s'était rendue sur les lieux pour dénoncer une « acte grave »
  • La sécurité dans les écoles est en passe d'être renforcée

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17h42: Il a reconnu s'être auto-mutilé

Selon nos informations, l'enseignant actuellement entendu par la brigade criminelle, au 36 quai des Orfèvres, a reconnu s'être auto-mutilé. Cette nouvelle audition cherche à déterminer les motivations de son mensonge, selon des sources proches de l'enquête.

17h02: L'enseignant de nouveau entendu par les enquêteurs

L'enseignant de 45 ans était de nouveau entendu par les enquêteurs pour comprendre ce qui l'a mené à inventer ce récit, un mois après les attentats de Paris, a ajouté le parquet. Lundi matin, il avait été hospitalisé, blessé superficiellement au cou et au front.

16h49:  L'instituteur reconnaît avoir inventé son agression par un assaillant se revendiquant de Daesh

Selon le parquet.

15h45 : Daesh se félicite de l’attaque

Si Daesh ne revendique pas l’agression de l’enseignant, l’organisation se félicite de cette attaque, assure le journaliste David Thomson, spécialiste de ce mouvement terroriste.

14h12 : Des précisions sur l’agression

D’après nos confrères de L’Express, l’assaillant n’a pas seulement agressé l’enseignant à l’arme blanche, il lui a également « frappé la tête à plusieurs reprises contre le mur ».

12h50: Elisabeth Guigou en soutien à l'enseignant

12h17 : L’enseignant n’a pas reconnu la voix de l’agresseur

Alors qu'il passait à l'acte, l'agresseur a lancé : « C’est Daesh, c’est un avertissement ». Ces propos ont été rapportés par l’enseignant lui-même, qui a assuré n’avoir pas « reconnu la voix » de son agresseur. Hospitalisé, il n’a pas encore pu être entendu par les enquêteurs.

12h16 : Un instituteur « apprécié »

L’instituteur agressé, qui enseigne depuis 20 ans dans cet établissement en zone d’éducation prioritaire, est « apprécié », « connu de tous les parents », a déclaré le maire PCF Pascal Beaudet.

12h14 : Les professeurs sont « très inquiets »

Depuis lundi matin, « nous recevons beaucoup d’appels de collègues du département, très inquiets. Les collègues ne pensent pas forcément qu’il y aura un attentat organisé, mais ils craignent que ce message de folie meurtrière suscite des passages à l’acte de la part de personnes déséquilibrées », a réagi Rachel Schneider, secrétaire départemental du SNUipp, premier syndicat des enseignants dans le primaire.

11h44 : L’agresseur était venu sans arme

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’agresseur, arrivé sans arme, s’est saisi d’un cutter et d’une paire de ciseaux qui se trouvaient dans la salle de classe pour blesser l’enseignant. Le pronostic vital du professeur, blessé superficiellement au flanc et à la gorge avant l’arrivée des élèves, n’est pas engagé. Hospitalisé, l’enseignant âgé de 45 ans n’a pas encore pu être entendu par les enquêteurs.

11h43 : Les plans de sécurité des écoles doivent être remis à jour

Depuis la mi-novembre et les derniers attentats, la sécurité des écoles a été renforcée et ces dernières doivent notamment remettre à jour leurs plans particuliers de mise en sécurité (PPMS, propres à chaque école). Un plan des lieux détaillé doit être transmis à la préfecture et chaque établissement doit veiller à ce que « la mallette plombée », qui contient notamment un talkie-walkie, une torche électrique, des biscuits de survie, soit en bon état.

11h33 : Former les enseignants aux premiers secours

Si les élèves de l’école maternelle Jean-Perrin ne sont pas accueillis ce lundi, ils le seront à partir de mardi. Une réunion se tiendra au sein de l’école pour expliquer aux familles ce qu'il s’est passé, « afin que l’anxiété ne l’emporte pas », a expliqué la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem. La ministre a également rappelé que des enseignants et autres personnels de l’Education nationale allaient être formés aux premiers secours. « Avec le ministre de l’Intérieur, nous avons un plan que nous allons rendre public dans quelques jours sur ce point », a-t-elle indiqué.

10h41: Il n'y avait pas d'enfants dans l'école

Au moment où s'est déroulée l'agression, soit à 7h10 ce lundi matin, l'enseignant était seul dans sa classe. Outre l'agresseur, il y avait dans l'établissement une seule autre personne, un surveillant.

10h36 : La sécurité des écoles renforcée

Depuis la mi-novembre, la sécurité des écoles a été renforcée : interdiction de s’attrouper et, pour l’Ile-de-France, de se garer devant un établissement scolaire, renforcement des patrouilles aux abords des établissements, remise à jour des plans particuliers de mise en sécurité… Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l’EI, Dar-al-Islam, s’en prenait violemment aux fonctionnaires de l’Education nationale, « des ennemis d’Allah » qui « enseignent la laïcité » et qui sont « en guerre ouverte contre la famille musulmane ».

10h34 : Vallaud-Belkacem sur place

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem s’est rendue sur les lieux de l’agression. « Nous allons renforcer la sécurité dans cet établissement et autour », a-t-elle notamment assuré, voyant dans l'agression de lundi matin «un acte d'une grande gravité».

9h44: L’enquête confiée au parquet antiterroriste

Le parquet antiterroriste vient d’être saisi de l’enquête. Ouverte pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, cette enquête a été confiée à la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne.

8h : L’agresseur est en fuite

L’agresseur a pris la fuite vraisemblablement à pied, selon une source policière. Un dispositif de recherche a été déployé.

7h10 : Un enseignant agressé à Aubervilliers

Un enseignant a été agressé ce lundi matin à l’école maternelle publique Jean Perrin à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. L’instituteur a été poignardé au flanc et à la gorge vers 7h10 alors qu’il préparait sa classe, selon une source policière. L’agresseur, en tenue de peintre, ganté et cagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, serait arrivé sans armes et se serait saisi d’un objet coupant de type cutter qui se trouvait dans la salle de classe, a-t-on expliqué de même source. Selon le parquet de Bobigny, l’homme a lancé : « C’est Daesh [acronyme arabe du groupe EI], c’est un avertissement ».