État d'urgence: Le bilan actuel est de 354 assignations à résidence et 2.500 perquisitions

SECURITE Selon ce bilan, 398 armes ont été saisies et 305 personnes ont été interpellées…

D.B. avec AFP

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Perquisition d'un squat au Pré-Saint-Gervais le 27 novembre dernier.
Perquisition d'un squat au Pré-Saint-Gervais le 27 novembre dernier. — LAURENT EMMANUEL / AFP

Le dernier pointage a été diffusé mercredi par le ministère de l’Intérieur. Quelque 2.500 perquisitions administratives ont été menées et 354 personnes assignées à résidence depuis l’instauration de l’état d’urgence après les attentats de Paris et Saint-Denis, a appris l’AFP mercredi auprès du ministère de l’Intérieur.

Ces perquisitions administratives ont entraîné l’interpellation de 305 personnes et le placement en garde à vue de 267 d’entre elles, selon ce bilan de la place Beauvau communiqué par son porte-parole Pierre-Henry Brandet. A la date de mercredi, 398 armes ont été saisies en totalité, dont 39 « armes de guerre ».

Le Défenseur des droits saisis d’une douzaine de cas

L’état d’urgence a été proclamé après les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts le 13 novembre. Il a été prolongé jusqu’à fin février par le Parlement. Le compromis instauré par l’état d’urgence au lendemain des attentats, avec l’approbation d’une large majorité de Français, a suscité un malaise croissant jusque dans les rangs de la majorité.

Attentats à Paris : L’état d’urgence menace-t-il nos libertés ?

Les premières critiques avaient fusé dès son instauration et sont montées d’un cran la semaine dernière au vu des contours de la réforme constitutionnelle présentée par le gouvernement pour prolonger les mesures d’exception (assignations à résidence, limitations de rassemblement…) jusqu’à six mois après la fin de l’état d’urgence.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a été saisi d'« une douzaine » de cas de procédures (perquisitions, assignations à résidence…) menées dans le cadre de l’état d’urgence.