Attentats Du 13 novembre: Le soir des attaques Abdeslam a téléphoné à un homme emprisonné

TERRORISME Le suspect clé des attentats du 13 novembre, toujours en cavale, a contacté un prisonnier originaire de Molenbeek, à qui il avait rendu visite...

L.C.

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La prison de Namur, en Belgique.
La prison de Namur, en Belgique. — Google Street View

Ce sont les médias belges qui l'affirment : Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 13 novembre toujours en cavale, a téléphoné à un détenu à la prison de Namur (Belgique) le soir des attaques terroristes.

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Un prisonnier de droit commun

« Les enquêteurs ont pu retrouver les bornes qu’il a activées pour joindre des personnes en Belgique », écrit la RTBF. « L’une de ces bornes mène à la prison de Namur, chez un jeune détenu originaire de Molenbeek-Saint-Jean actuellement incarcéré pour un délit de droit commun ». Cette information est confirmée «par une source proche du dossier» contactée par le quotidien belge Le Soir.

 

La RTBF précise que le prisonnier contacté par Salah Abdeslam ne figure pas sur la liste des personnes radicalisées remise à la commune de Molenbeek par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), contrairement à Salah et Brahim Abdeslam, l’un des kamikazes du 13 novembre. « Mais il a des antécédents judiciaires en matière de vol ». Toujours selon la RTBF, « le détenu est issu du même quartier qu’Abdeslam et a environ le même âge ».

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Les deux hommes n’auraient pas seulement été en contact par téléphone. Selon la RTBF, Salah Abdeslam aurait rendu visite à ce prisonnier à au moins deux reprises. La dernière visite en prison date de début octobre, soit un mois avant les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts.

Ces informations n’ont pas été immédiatement commentées par le parquet belge.