Couple tué près d'Agen: Le meurtrier présumé passe aux aveux

FAITS DIVERS Mis en examen vendredi soir, Jean-Claude Petitfaux «a avoué les faits qui lui sont reproché», selon son avocate…

20 Minutes avec AFP

— 

Le procureur de la République d'Agen, Pascal Prache, le 2 décembre 2015 à Agen.
Le procureur de la République d'Agen, Pascal Prache, le 2 décembre 2015 à Agen. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Le suspect a avoué mais la préméditation de ses actes n’est pas encore établie. Jean-Claude Petitfaux, mis en examen vendredi soir pour le double meurtre d’un couple, le 2 décembre à Foulayronnes (Lot-et-Garonne), est passé aux aveux, a déclaré samedi à l’AFP son avocate commise d’office, Me Elodie Sévera, qui n’était pas présente durant sa garde à vue, l’homme n’ayant pas souhaité l’assistance d’un conseil.

Un projet de séquestration qui a dérapé ?

L’homme a été incarcéré dans la nuit de vendredi à samedi après s’être vu notifier sa mise en examen pour « meurtres aggravés, tentative de meurtre aggravé et extorsion avec arme ».

Pour cet homme qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité « la notion de préméditation n’a toutefois pas été retenue à ce stade », a-t-on précisé au Parquet d’Agen vendredi soir.

Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP samedi, de « nouveaux éléments expliqueraient en effet l’absence de préméditation ». Jean-Claude Petitfaux n’aurait pas eu l’intention de tuer Eric Simon, mais aurait projeté de le séquestrer dans une grotte de la région, selon cette source.

En arrivant devant le domicile des deux victimes, il aurait été surpris de les trouver là ensemble. La femme aurait crié et cherché à alerter les secours avec son téléphone portable. Pris de panique, Jean-Claude Petifaux aurait fait feu sur le couple, sans avoir vu les enfants à cet instant précis, selon cette source proche du dossier.

Conflit avec son employeur

Il avait été interpellé « sans opposer de résistance » le 3 décembre, sur le parking d’un supermarché d’Agen, après 24 heures de cavale.

Les soupçons s’étaient très vite portés sur cet ex-employé en conflit avec son employeur qui dirigeait l’entreprise Seg-Fayat, filiale du groupe de BTP Fayat. Il avait été licencié pour « inaptitude » après un arrêt maladie prolongé, selon plusieurs ex-collègues.

Le sexagénaire avait été condamné le 10 avril à une mesure d’éloignement à la suite d’une plainte pour harcèlement de son ancien employeur, avec notamment interdiction de s’approcher du domicile et du lieu de travail de la victime.

« Le point de bascule dans son psychisme est précisément sa récente convocation par injonction pour une expertise psychiatrique dans le cadre de cette affaire de harcèlement », selon la source proche du dossier interrogée samedi.