Syrie : La France fait machine arrière sur le départ de Bachar al-Assad

DIPLOMATIE Laurent Fabius a fait part des nouvelles positions françaises lors d'une interview...

20 Minutes avec AFP

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Laurent Fabius au Brésil avant sa rencontre av"ec la président brésilienne Dilma Roussef. Le 22 novembre 2015 à Brasilia
Laurent Fabius au Brésil avant sa rencontre av"ec la président brésilienne Dilma Roussef. Le 22 novembre 2015 à Brasilia — Eraldo Peres/AP/SIPA

C’est ce qui s’appelle une volte-face. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré qu’il n’envisageait plus un départ du président syrien Bachar al-Assad avant une transition politique en Syrie, dans un entretien au journal Le Progrès.

« La lutte contre Daesh est décisive, mais ne sera totalement efficace que si l’ensemble des forces syriennes et régionales s’unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar al-Assad préside, lui qui a commis tant d’atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population ? », s’interroge le chef de la diplomatie française devant le sjournalistes du quotidien régional.

La transition politique prioritaire

« Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », développe M. Fabius dans cet entretien. La France, comme les Etats-unis et les pays membres de la coalition internationale qui lutte par des bombardements aériens contre l’organisation Etat islamique en Syrie et en Irak, sont, parallèlement, à la recherche de solutions politiques ou militaires impliquant les acteurs locaux ou régionaux qui pourraient mettre fin à plus de quatre ans de guerre en Syrie.

Paris propose notamment d’associer à la lutte contre l’EI une armée syrienne dont le président Assad ne serait plus le chef. « Il n’est pas possible de travailler avec l’armée syrienne tant que M. Bachar al-Assad est à sa tête. Mais à partir du moment où il y aura eu une transition politique et où M. Bachar ne sera pas le chef des armées, on peut très bien s’associer à ce qui sera l’armée syrienne. Mais dans une transition politique opérée », avait ainsi déclaré jeudi M.Fabius en marge de la conférence internationale sur le climat.