Montpellier: La requête d'un imam assigné à résidence a été rejetée

ETAT D'URGENCE L'imam constestait son assignation à résidence prise dans le cadre de l'état d'urgence...

L.C. avec AFP

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L'imam de Montpellier, Mohamed Khattabi, dans une vidéo sur YouTube.
L'imam de Montpellier, Mohamed Khattabi, dans une vidéo sur YouTube. —

La requête d’un imam assigné à résidence a été rejetée ce vendredi par le tribunal administratif de Montpellier. Mohamed Khattabi, soupçonné de tenir un discours radical, contestait dans le cadre d’un référé-liberté son assignation à résidence prise dans le cadre de l’état d’urgence le 23 novembre dernier.

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La condition d’urgence « n’est pas satisfaite »

« Le juge des référés rejette la requête en relevant que la condition d’urgence particulière n’est pas satisfaite », indique le tribunal sur son site. Le juge des référés estime de plus « que les attestations médicales produites » ne confirment pas que l’obligation de pointage trois fois par jour à « 3,5 km de son domicile » constitue une mesure contraignante pour le requérant « ayant pour effet de compromettre gravement son état de santé et de mettre en cause son pronostic vital », comme son avocat l’avait plaidé.

Pour le juge administratif, il n’y avait pas « d’urgence particulière » à statuer. Le magistrat a donc indiqué qu’il n’avait pas à se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui lui était posée. L’avocat de Mohamed Khattabi, Maître Arié Alimi, avait soulevé une QPC demandant que « la loi, votée en urgence, soit étudiée en Conseil d’Etat puis portée en Conseil constitutionnel », arguant notamment que le Premier ministre Manuel Valls avait « lui-même dit qu’elle était fragile constitutionnellement ».

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Ancien recteur de la mosquée Averroès

L’imam Khattabi a été assigné à résidence après une perquisition menée à son domicile ainsi qu’à la mosquée Aïcha. L’imam avait lui-même annoncé la perquisition sur les réseaux sociaux, appelant sa communauté à garder « son calme ».

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Il avait été recteur de la mosquée Averroès dans le quartier populaire de la Paillade avant d’en être évincé par l’association gérant la mosquée. Celle-ci avait jugé ses propos incompatibles avec les valeurs républicaines, lui reprochant un « double discours » alternant propos progressistes et discours inspirés du salafisme et des Frères musulmans. Après cet épisode, l’imam Khattabi avait alors créé en 2014 un autre lieu de culte, la mosquée Aïcha, dans une ancienne salle des fêtes au sud de Montpellier.