Fermetures des mosquées: «Il n'y a pas de place pour les ennemis de la République», lance Valls

ETAT D'URGENCE Le gouvernement a annoncé mercredi la fermeture de trois mosquées présentées comme salafistes...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls à Paris le 30 novembre 2015.
Manuel Valls à Paris le 30 novembre 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

«Il n'y a pas de place pour les ennemis de la République». Manuel Valls est ferme sur la question des fermetures de mosquées ce mercredi sur France 3. «Il n'y pas de place pour ceux qui préparent ces actions de radicalisation qui peuvent mener au terrorisme», a-t-il ajouté, après que le gouvernement eut annoncé mercredi la fermeture de trois mosquées présentées comme salafistes depuis l'instauration de l'état d'urgence.

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«C'était prévu avant les événements terrible du 13 novembre mais grâce à l'état d'urgence (....) nous avons pu intervenir beaucoup plus rapidement», a-t-il précisé.

«Il faut mener une lutte sans merci contre ces ennemis»

Une vaste opération de police a visé mercredi une mosquée présentée comme salafiste à Lagny-sur-Marne, en région parisienne, entraînant la fermeture du lieu de culte, la troisième décidée par les autorités depuis l'instauration de l'état d'urgence.

«A l'évidence, cette mosquée [Lagny] qui faisait déjà l'objet de l'attention des services de renseignement représentait un véritable danger», a-t-il dit. «Là où il y a des discours contre les valeurs de la République, contre la France, là où il y a ces prêches de haine qui peuvent amener à la radicalisation d'un certain nombre de jeunes, il faut mener une lutte sans merci contre ces ennemis de la République», a-t-il dit.

«Les caves doivent être fouillées (...) Il faut partout où sont prononcés ces discours de haine, là où l'on découvre des écoles qui n'ont rien à voir avec des écoles de la République, où l'on prêche un islamisme radical, il ne doit pas y avoir de place pour cela dans notre pays», a ajouté Manuel Valls.