Air France: Les 5 salariés seront jugés en mai dans l'affaire de la «chemise déchirée»

JUSTICE Ils sont poursuivis pour « violences » contre deux cadres et des vigiles en marge du comité central d’entreprise du 5 octobre dernier…

20 Minutes avec AFP

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Un rassemblement de le tribunal de Bobigny où ont été entendus 5 salariés d'Air France le 2 décembre 2015. Ils sont poursuivis pour
Un rassemblement de le tribunal de Bobigny où ont été entendus 5 salariés d'Air France le 2 décembre 2015. Ils sont poursuivis pour — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le procès dit de « la chemise déchirée » s’ouvrira dans six mois. Les cinq salariés Air France poursuivis pour des « violences » exercées sur deux cadres et sur des vigiles en marge du comité central d’entreprise du 5 octobre dernier seront jugés en mai 2016.

 

Un dossier complexe

Convoqués pour une audience de fixation au tribunal correctionnel de Bobigny ce mercredi, les cinq salariés, qui sont aussi sous le coup d’un licenciement, ont été accueillis par plusieurs centaines de manifestants venus les soutenir et demander l’arrêt des poursuites.

La juge a fixé la date d’ouverture de leur procès au 27 mai prochain, à 9 heures, justifiant cette décision par « la complexité de l’affaire ». « Il m’apparaît que ce dossier a vocation à être jugé en audience collégiale et non avec un juge unique », « pour des débats sereins », a-t-elle expliqué. L’audience devrait durer toute la journée du 27 mai, a précisé la magistrate.

« On est des stars, mais des stars au chômage »

A la sortie du tribunal, les prévenus ont manifesté leur agacement à la vue des caméras présentes. « On est des stars, mais des stars au chômage », a lancé l’un d’eux.

«C'est sur la base de mensonges qu'on est là», a assuré un des prévenus, en passe d'être licencié pour faute lourde. Il a déclaré à l'AFP que le témoignage à l'origine de la plainte l'accuse d'avoir «porté plusieurs coups» à un vigile et à un cadre dirigeant de la compagnie, lors de la manifestation qui a dégénéré le 5 octobre au siège d'Air France. Pourtant, «je n'ai posé qu'une main sur une épaule», assure cet employé du fret. «C'est toujours l'indignation» qui prédomine, car «au tribunal ils n'ont rien» contre lui, assure-t-il.

«On donne trop d'importance à cette affaire», a déclaré Lilia Mhissen, avocate de la CGT Air France, après le renvoi du procès.

Les cinq prévenus sont poursuivis pour « violences » exercées sur deux cadres de la compagnie aérienne et des vigiles. Les images du directeur des ressources humaines Xavier Broseta, torse nu, la chemise déchirée, avaient fait le tour du monde et suscité de multiples réactions politiques.