COP21: Neuf gardes à vue prolongées au lendemain d'un rassemblement houleux à Paris

POLICE La police avait interpellé plus de 300 personnes dimanche à Paris, après un rassemblement émaillé de violences en marge de la COP21…

20 Minutes avec AFP

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Des CRS et des manifestants s'affrontent place de la République, à Paris, le 29 novembre 2015, lors d'une manifestation à l'occasion du début de la COP21.
Des CRS et des manifestants s'affrontent place de la République, à Paris, le 29 novembre 2015, lors d'une manifestation à l'occasion du début de la COP21. — /NEWSCOM/SIPA

Au lendemain de manifestations émaillées de violences à Paris qui ont donné lieu à 341 interpellations dimanche, neuf gardes à vue ont été prolongées, rapporte ce lundi une source judiciaire.

Plus de 300 interpellations

Un rassemblement agité a eu lieu dimanche, place de la République, à l’occasion de l’ouverture de la COP21. La police a interpellé 341 personnes, dont 316 personnes étaient en garde à vue depuis dimanche.

L’enquête se poursuit et les individus dont les gardes à vue ont été levées restent susceptibles d’être poursuivies pour participation à une manifestation non autorisée, a précisé la source judiciaire.

Une dizaine de policiers blessés

«Une dizaine de policiers a été blessée légèrement sur cette manifestation à République», a précisé lundi après-midi Johanna Primevert, porte-parole de la préfecture de police de Paris. «Nous avons eu affaire à quatre, cinq groupes de 30 personnes particulièrement bien organisées, vêtues de noir et qui jetaient des projectiles (...) des boulons, des pierres, des boules de pétanque, des panneaux de chantier, mais également des bougies prises sur le mémorial des victimes des attentats», a-t-elle précisé.

Dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations sont interdites à Paris et dans plusieurs villes de France jusqu'au 12 décembre.

Dimanche, le président français François Hollande a fustigé l’action « scandaleuse » d'« éléments perturbateurs » qui ont provoqué des incidents dimanche place de la République à Paris. Lundi, plusieurs syndicats affiliés à Solidaires ou à la FSU ont demandé la libération des manifestants interpellés.