VIDEO. Deux djihadistes français écroués après avoir voulu s'entraîner en Libye

TERRORISME Le pays apparaît comme une nouvelle terre d'entraînement pour les djihadistes français qui profitent du chaos...

20 Minutes avec AFP

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Un bâtiment et un véhicule incendiés, après une double attaque contre le complexe diplomatique américain, le 12 septembre 2012 à Benghazi, en Libye.
Un bâtiment et un véhicule incendiés, après une double attaque contre le complexe diplomatique américain, le 12 septembre 2012 à Benghazi, en Libye. — - AFP

La Libye est-elle la nouvelle Syrie pour les Français ? Depuis plusieurs mois, les spécialistes de l’antiterrorisme alertent sur le nouvel attrait que représente le chaos libyen pour les djihadistes français. Deux d’entre eux ont été écroués à la mi-novembre, soupçonnés d’avoir voulu se rendre dans des camps d’entraînement de Daesh en Libye.

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Arrêtés dans le sud de la Tunisie, près de la frontière avec la Libye, ce Lyonnais de 19 ans et ce Marseillais de 20 ans, qui ne se connaissaient pas avant de quitter la France, ont été remis aux autorités françaises le 13 novembre. Selon leurs déclarations, ils comptaient s’entraîner en Libye avec l’objectif d’aller combattre dans les rangs de l’Etat islamique en Syrie. Le chaos libyen y a favorisé l’émergence de groupes djihadistes armés.

Première fois que la Libye apparaît dans un dossier français

Même si l’objectif affiché par les deux hommes était de se rendre en Syrie, c’est la première fois que la Libye apparaît dans une des quelque 200 procédures judiciaires françaises d’envoi de combattants sur les terres de djihad, relèvent les sources. La petite amie de l’homme résidant à Marseille, une Niçoise convertie de 20 ans, a également été mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Elle a aussi été écrouée.

Elle a envisagé de se rendre en Libye, avant de devoir y renoncer pour une raison qui n’a pas été révélée. Mais en garde à vue, elle a assumé son engagement djihadiste dur. Elle a ainsi expliqué que faute de pouvoir se rendre en terre de djihad, elle avait envisagé de commettre une action terroriste en France, selon une des sources.

Des documents sur la confection d’explosifs

A son domicile ont été retrouvés des drapeaux montrant son attachement à la cause de l’EI, ainsi que divers documents, dont certains portent sur la confection d’explosifs. Les autorités tunisiennes ont ordonné le 25 novembre la fermeture pour deux semaines de la frontière avec la Libye au lendemain d’un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique. Cette attaque contre un bus de la sécurité présidentielle a coûté la vie à douze agents.

Selon Tunis, les auteurs des attaques du Bardo, le 18 mars, et de Sousse, le 26 juin, avaient été formés au maniement des armes en Libye.