Attentats à Paris: Les mesures de sécurité coûteront 815 millions d'euros, plus que prévu

FINANCES 8.500 postes en deux ans vont être créés, dont 5.000 dans la police et la gendarmerie...

20 Minutes avec AFP

— 

Un policier patrouille près de la tour Eiffel à Paris le 14 novembre 2015
Un policier patrouille près de la tour Eiffel à Paris le 14 novembre 2015 — LIONEL BONAVENTURE AFP

Le «pacte de sécurité» avant le «pacte de responsabilité». Au lendemain des attentats, François Hollande s'était engagé à ne pas lésigner sur le coût économique de la sécurité. Les mesures la renforcer dans le context post-13-Novembre coûteront 815 millions d'euros en 2016 au lieu des 600 millions jusque-là envisagés.

Ce montant correspond au total des amendements finalement déposés par le gouvernement dans le projet de budget 2016, actuellement en débat au Sénat, a précisé le ministère.

Des dépenses pas prises en compte initiallement

L'augmentation correspond aux 100 millions d'euros de dépenses supplémentaires pour la Défense, destinés notamment à financer les opérations militaires en Syrie. Le calcul initial n'avait pas tenu compte non plus de la contribution aux futures dépenses de retraite liées aux nouvelles embauches de fonctionnaires. «Cela représente approximativement 70 millions d'euros», selon Bercy.

Près de 55 millions d'euros supplémentaires ont enfin été rajoutés au projet de budget après un examen plus poussé des mesures annoncées par l'exécutif, a précisé le ministère.

8.500 postes en plus en deux ans

Le gouvernement a annoncé la création de 8.500 postes en deux ans, dont 5.000 dans la police et la gendarmerie (3.150 en 2016), 2.500 à la Justice (1.300 en 2016) et 1.000 dans les Douanes. Ce pacte prévoit dans le détail 325 millions d'euros supplémentaires pour le ministère de l'Intérieur, 250 millions pour la Justice, 100 millions pour la Défense, 36 millions pour les douanes et 24 millions pour la DGSE.

Selon Michel Sapin, qui avait dans un premier temps fait état d'une possible «dégradation du déficit public», ces dépenses nouvelles ne remettront pas en cause les engagements budgétaires pris par la France vis-à-vis de Bruxelles. Paris s'est engagé à ramener le déficit public de 3,8% en 2015 à 3,3% du PIB en 2016, puis sous la barre des 3% en 2017.