Laïcité: La RATP annonce la création d'une «délégation générale à l’éthique»

ORGANISATION La RATP annonce la création d'une «délégation générale à l'éthique» alors qu'elle fait face à de nombreuses critiques sur ses agents radicalisés...

Anne-Laëtitia Béraud

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Logo de la RATP
Logo de la RATP — Jacques Demarthon AFP

La RATP annonce ce jeudi créer une « Délégation générale à l’Ethique ». Cette nouvelle organisation sera effective au 1er décembre, explique l’entreprise dans un communiqué.

Cette délégation rassemblera une équipe dirigée par Patrice Obert, jusqu’alors secrétaire général du Conseil de l’immobilier de la Ville de Paris. Cette équipe sera chargée « d’apporter une aide concrète aux managers de proximité, afin, notamment, de s’assurer de l’application effective de la clause de laïcité inscrite dans les contrats de travail de chaque salarié et les règlements intérieurs de la RATP ».

Débat sur les fichés « S »

Autre mission qui lui reviendra à cette délégation : « Recueillir les témoignages sur le sujet (…) et veiller à ce que l’ensemble des faits contraires aux principes de discrimination, de laïcité et de neutralité soit systématiquement signalé et sanctionné le cas échéant. »

Mise en difficulté par certains de ces agents radicalisés, la RATP a lancé en mars 2013 un guide sur la laïcité pour ses managers intitulé « Laïcité et neutralité dans l’entreprise ».

L’annonce de cette création intervient alors que Le Parisien a révélé ce jeudi qu’un nouvel agent du Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR), le service de sécurité de la RATP, a récemment vu son autorisation administrative retirée. Selon le quotidien, cet employé s’est vu retirer son autorisation administrative de port d’arme car il faisait l’objet d’une fiche S pour radicalisation islamiste.

Autorisation de port d’arme

Tout agent assermenté ou titulaire d’un port d’arme fait l’objet d’une enquête administrative préalable mais, comme les autres employeurs, l’entreprise n’a aucun moyen de savoir si ses agents sont concernés par une fiche « S ».

Par ailleurs, Samy Amimour, l’un des auteurs de l’attaque meurtrière au Bataclan le 13 novembre à Paris, a travaillé 15 mois à la Régie des transports.