Attentats à Paris: Abaaoud et les frères Abdeslam repérés en Belgique dès juin 2015...

LIVE Revivez les événements du mercredi 25 novembre… 

H.S., B.D., C.B.

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Un soldat français patrouille dans le quartier d'affaires de La Défense en bordure de Paris, le 24 novembre 2015
Un soldat français patrouille dans le quartier d'affaires de La Défense en bordure de Paris, le 24 novembre 2015 — KENZO TRIBOUILLARD AFP
  • Abaaoud et un complice devaient se faire exploser à la Défense
  • Abaaoud est revenu sur les scènes de crime le 13 novembre après les attentats
  • La justice belge a lancé un mandat d'arrêt international contre Mohamed Abrini, identifié en compagnie du suspect-clé Salah Abdeslam le 11 novembre dans l'Oise
  • Jawad Bendaoud, le logeur présumé d'Abaaoud mis en examen et incarcéré
  • Le gilet explosif découvert à Montrouge est similaire à ceux des kamikazes des attaques
  • Retrouvez tous les événements de la journée de mardi ici

Ce live est à présent terminé. Merci de l'avoir suivi.

21h37: Abaaoud et les frères Abdeslam repérés en Belgique dès juin 2015

Selon France 2, relayé par Francetvinfo, les noms d'Abdelhamid Abaaoud, de Mohamed Abrini et de Brahim et Salah Abdeslam figuraient sur une liste belge de 80 personnes présumées radicalisées dès juin 2015. Cette liste établie à la demande de la commune de Molenbeek à la suite des attentats déjoués de Verviers.

La police fédérale belge n'aurait cependant entrepris aucune action à l'encontre des terroristes, qui n'avaient alors commis aucun délit particulier.

21h05: Après l'Assemblée, le Sénat approuve largement les frappes en Syrie

Le Sénat a voté à la quasi-unanimité la prolongation des frappes aériennes sur la Syrie. L'Assemblée nationale en avait fait de même une heure et demie plus tôt.

20h14 : Hollande appelle à « éviter l’amalgame » entre « réfugiés » et « terroristes »

Le président François Hollande a appelé mercredi à ne pas faire d'« amalgame » entre « réfugiés » et « terroristes », estimant qu’il était du « devoir » de l’Europe « d’accueillir ces personnes », au cours d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel. « Un grand nombre de personnes sont venues en Europe, parce que justement ces personnes fuyaient les massacres en Syrie, les bombardements du régime, les tueries de Daesh. C’était notre devoir d’accueillir ces personnes. Nous devons éviter un amalgame qui serait insupportable, qui laisserait penser que les réfugiés sont des terroristes », a déclaré Hollande à l’Elysée.

20h04 : La Fondation de France lève 40.000 euros pour les familles des victimes

La Fondation de France a ouvert un fonds d’aides aux victimes, giveforfrance.org. « A l’origine, ce sont des donateurs américains qui nous ont appelés pour savoir comment faire des dons », raconte Francis Charhon, directeur général . En cinq jours, ce fonds ouvert à tous a récolté près de 40.000 euros. Parallèlement, des amis de victimes lancent également des cagnottes sur Internet. Elles génèrent en moyenne 20.000 à 30.000 euros, mais plus de 73.000 euros ont été offerts en six jours pour venir en aide à Kevin-Lucas, 18 mois, et Tania, 11 ans, dont les parents ont été tués alors qu’ils dînaient au restaurant La Belle équipe et plus de 150.000 euros au profit d’un garçonnet de 4 ans, fils de Stéphane Albertini, directeur du restaurant Chez Livio à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), mort au Bataclan.

19h58 : Les 27 pays de l'Union européenne apportent leur soutien à la France

«Chacun des 27 pays membres (de l'UE) a décidé d'apporter un soutien à la France, soit sous forme d'un soutien direct sur le théâtre syrien, soit sous forme d'un soutien indirect à nos opérations au Levant, soit sous forme d'un soutien indirect sur d'autres théâtres où les forces françaises sont engagées», a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Jusqu'à présent, l'Allemagne a annoncé envoyer 650 soldats au Mali tandis que la Grande-Bretagne a mis à disposition des chasseurs français sa base à Chypre. L'aide à la France de tous les pays membres de l'UE va permettre «d'avoir un allègement de nos forces, une réorientation et un meilleur usage de nos possibilités», s'est félicité le ministre.

19h33 : C'est la dernière nuit tricolore pour la tour Eiffel

C'est en effet ce qu'annonce l'Office de tourisme parisien sur son compte Twitter. 

Dernière nuit tricolore pour la tour Eiffel Final night lit in the French flag's colours for the Eiffel tower https://t.co/zyJHjzNdsj

19h19 : Hollande et Merkel place de la République

Le président de la République François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel sont en ce moment même place de la République, à Paris. Anne Hidalgo, la maire de Paris, les accommpagne également.

18h43 : L'Assemblée a voté par 515 voix contre 4 contre la prolongation des frappes aériennes en Syrie

17h01 : Le PG dénonce la « répression » d’une manifestation de soutien aux réfugiés
Le Parti de gauche a dénoncé la « répression » et la « criminalisation » dont sont selon lui victimes 58 personnes convoquées au tribunal pour avoir, bravant l’interdiction résultant de l’état d’urgence, manifesté en soutien aux réfugiés à la Bastille, à Paris, dimanche. « Nous dénonçons la répression et la criminalisation du mouvement politique et social alors que, dans le même temps, des mouvements d’extrême droite jouent la carte de la division entre les Français en agressant des citoyens ou en dégradant des lieux de culte », a déclaré le Parti de gauche dans un communiqué, exigeant que « cessent les poursuites judiciaires contre les militants politiques, syndicaux et associatifs ». Il a également protesté contre « tous les abus » liés à l’instauration de l’état d’urgence depuis les attentats à Paris et Saint-Denis, dont il a estimé qu’il servait « aussi la répression des mouvements sociaux et politiques ».

16h56 : Après Jawad, le logeur de Saint-Denis, l’avocat d’un des inculpés en Belgique moqué sur Twitter

La vidéo de l’interview de Me Sokol Vljahen, avocat de Lazez Abraïmi, l’un des trois suspects arrêtés en Belgique, par un journaliste de la RTBF fait beaucoup rire Twitter ce mercredi après-midi. L’homme y explique pourquoi son client, dont la détention a été prolongée, était en possession d’armes de poing, qui ont été retrouvées dans son véhicule. « Ces armes s’y trouvaient déjà depuis plus longtemps, explique-t-il. Il faisait des brocantes ».

Les twittos n'ont pas tardé à comparer l’avocat à Jawad Bendaoud, le « logeur » d'Abdelhamid Abaoud et ses comparses à Saint-Denis, qui a affirmé à BFMTV qu’il ne savait rien des activités de ces derniers.

16h34: La vente d’alcool à emporter interdite entre 20h et 8h dans le Nord

La mesure, prise par le préfet Jean-François Cordet, est en application depuis le 14 novembre, et durera jusqu’à la fin de l’état d’urgence, le 26 février, rapporte La Voix du Nord. « Elle vise à limiter les troubles à l’ordre public, et à ne pas disperser les forces de l’ordre sur des missions liées à la consommation excessive d’alcool », justifie la préfecture. L’arrêté prohibe aussi la détention et la consommation d’alcool sur la voie publique, ainsi que toute autre boisson dans une bouteille en verre, de 20h à 8h.

16h18 : Comme les policiers, les gendarmes armés en dehors du service
Depuis ce mercredi, les officiers et sous-officiers pourront l’être « sous certaines conditions » : la note la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) diffusée mardi aux troupes stipule qu’ils pourront porter leurs armes en fonction de la situation locale qui fera l’objet d’une « analyse rigoureuse », sur la base du volontariat et après vérification des conditions de sécurité (stockage de l’arme par exemple). Il faudra aussi « maîtriser le cadre légal » -conditions s’appliquant à la légitime défense, disposer du brassard réglementaire… Cette démarche sera autorisée, ou non, par la DDGN. Dans un communiqué, GendXXI, une association professionnelle de gendarmes, a exprimé « sa satisfaction sur le principe général de cette mesure » tout « en regrettant » le retard pris par rapport à leurs collèges policiers et la « lourdeur de la procédure ».

15h55 : La mairie de Grande-Synthe (Nord) interdit la chasse sur la commune

La municipalité écologiste de Grande-Synthe (Nord) a pris lundi un arrêté interdisant temporairement la chasse sur la commune en raison de « l’inquiétude » des habitants après les attentats de Paris. L’arrêté, qui est en vigueur jusqu’au 1er décembre, a été pris « pour éviter de remettre de l’anxiété dans le secteur », a dit Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire (EELV Verts) de cette ville de 22.000 habitants.

« En ce moment, la population est inquiète, dès qu’il y a des bruits de pétards tout le monde réagit et fait des bonds de quinze mètres », a-t-il ajouté, précisant qu’il n’avait « aucun souci avec les chasseurs ». Une décision qui a toutefois provoqué la colère du parti Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT), qui accuse le maire de se servir de ce « prétexte fallacieux » pour « régler ses comptes avec les chasseurs ».

15h52: Un député PS demande communication des fiches S aux maires concernant leurs recrues

Se faisant «le relais de plusieurs élus», le député (PS) et maire de Bohain (Aisne) Jean-Louis Bricout a demandé dans un courrier à Bernard Cazeneuve que les maires soient mis au courant dans le cas où un de leurs employés serait fiché S et perçu comme dangereux. Ce courrier daté de mardi et transmis mercredi à l'AFP aborde notamment le cas d'employés encadrant les activités périscolaires, qui «ont une connaissance et un accès aux espaces publics» et nécessitent selon lui «une vigilance accrue».

L'élu suggère des «relations de confidentialité qui pourraient exister entre le maire et les services de renseignement sur le fichage de ces employés (fichés car pouvant porter atteinte à la sûreté de l'Etat), selon un degré de dangerosité défini par vos services». Il s'interroge aussi sur «les possibilités juridiques de rupture totale ou partielle du contrat de travail en cas de doute avéré».

15h45: Vers un «retour à la normale» de l'activité économique, selon Macron

Le ministre de l'Economie a assuré qu«un retour à la normale» était en cours, 12 jours après les attentats de Paris, dont l'influence sur l'économie a été notable, principalement dans l'hôtellerie et la restauration. Selon lui, après une baisse de 30% de l'activité dans les jours qui ont suivi les attaques, la tendance se situe désormais en moyenne «entre -13 et 15%», davantage dans l'hôtellerie. Les salles de spectacles sont celles qui souffrent le plus: entre 75 et 80% de baisse d'activités.

En déplacement à La Défense, le ministre a affirmé vouloir «continuer à soutenir l'activité économique» et «rassurer les gens». «C'est une période de consommation, avant Noël. Je veux rassurer toutes celles et ceux qui travaillent dans ces lieux», a ajouté le ministre, en assurant que «les réponses d'accompagnement économiques ont été prises».

15h40 : « Aucune excuse sociale, sociologique et culturelle » ne doit être trouvée au terrorisme, martèle Valls

Le Premier ministre l’a affirmé ce mercredi devant l’Assemblée, lors de la séance des questions au gouvernement. « Aucune excuse ne doit être cherchée, aucune excuse. Aucune excuse sociale, sociologique et culturelle car, dans notre pays, rien ne justifie qu’on prenne des armes et qu’on s’en prenne à ses propres compatriotes ».

« Nous devons être non seulement impitoyables dans la lutte contre le terrorisme mais aussi intransigeants quant à l’application des lois et des règles de la République », notamment celles qui concernent « l’égalité des hommes et des femmes » et celle sur l’interdiction du port du voile intégral, a déclaré le Premier ministre, qui considère que « tout a été fait par [s]on gouvernement et que tout continuera à être fait » pour éviter d’autres attentats.

15h30: Après Obama, Hollande discute avec Merkel

Après Washington, le président français poursuit ce mercredi son marathon diplomatique en recevant la chancelière allemande Angela Merkel avant de rencontrer le président russe Vladimir Poutine jeudi. Au menu des discussions ce mercredi soir: la lutte contre le terrorisme et la question de l'accueil des réfugiés syriens.

15h23 : L’austérité a fragilisé la réponse européenne à la menace terroriste

Les coupes budgétaires opérées à cause de la crise économique en Europe ont fragilisé les capacités des forces de sécurité à faire face à la menace terroriste, selon les analystes, qui constatent que les autorités sont désormais contraintes de faire machine arrière. Les économies ont été drastiques : suppression de 13.000 postes dans les forces de sécurité intérieures françaises entre 2007 et 2012, chute de près de 12 % des forces de police en Angleterre et au Pays de Galles depuis 2010, remplacement de seulement 20 % des départs à la retraite en Italie entre 2008 et 2014 (sauf en 2010 et 2011).

« Lorsque les budgets sont réduits, les tactiques les plus coûteuses, comme la surveillance, sont souvent les premières à être affectées », souligne Jon Moran, professeur à l’université de Leicester. Mais « en réaction aux attentats de Paris, on observera sûrement une augmentation des moyens des services de sécurité et il y aura un renversement de tendance », prévoit le professeur Christian Kaunert, de l’université de Dundee, en Écosse. Selon lui, « cela doit constituer un signal d’alarme car ce ne sera probablement pas la dernière attaque ».

14h34 : Dix individus susceptibles de mener un attentat similaire à celui de Paris recherchés par la Belgique

Le ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders a indiqué à ABC News que la Belgique recherchait dix individus susceptibles de mener un attentat similaire à celui qui a frappé Paris le 13 novembre.

Ces suspects pourraient disposer d'« armes lourdes » -des « Kalachnikov » ou « peut-être plus que cela » selon le ministre belge- ou commettre « des attentats suicides », indique-t-il dans cette interview qui sera diffusée ce mercredi soir dans World News Tonight sur ABC. Didier Reynders précise que « la plus importante menace vise les grands magasins et les centres commerciaux ».

14h19 : Cazeneuve écrit aux préfets pour appeler au « respect du droit » lors des perquisitions administratives

« Le ministre de l’Intérieur va envoyer une circulaire à tous les préfets pour que ces perquisitions se fassent, même si on est dans un état d’urgence, dans le respect du droit », a déclaré le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll lors de son compte-rendu du Conseil des ministres, au cours duquel Bernard Cazeneuve « a rappelé que plus de 1.300 perquisitions ont été faites », selon le porte-parole. « Toutes les conditions de ces perquisitions » seront rappelées dans ce courrier adressé « à l’ensemble des préfets », a insisté Stéphane Le Foll.

14h05 : Pour Bartolone (PS), Sarkozy devrait « se taire »

« Quand on est le responsable politique qui a supprimé 13.000 postes de policiers et de gendarmes, la moindre des choses que l’on peut faire dans la situation que l’on connaît aujourd’hui c’est de se taire », a estimé le président de l’Assemblée nationale dans l’émission Questions d’Info LCP-France Info-Le Monde-AFP. « Quand je vois ce que peut représenter le manque d’effectifs (…) sur l’ensemble des postes ou des services qui assurent la sécurité, à sa place je garderais un temps de silence avant de m’exprimer », a-t-il complété.

14h: «L'émir blanc» Olivier Corel condamné à six mois de prison avec sursis pour détention d'arme
L'imam salafiste âgé de 69 ans qui fut le mentor présumé de plusieurs djihadistes toulousains, de Mohamed Merah à Fabien Clain, dont la voix a été identifiée dans la revendication des attentats de Paris et Saint-Denis, a été condamné ce mercredi par le tribunal de Foix. Les magistrats ont assorti cette condamnation d'une mise à l'épreuve de deux ans avec obligation de prévenir de tout changement dans sa situation personnelle et d'informer le juge d'application des peines de tout déplacement à l'étranger avec nécessité d'obtenir une autorisation, ainsi que d'une interdiction totale de détention d'une arme pendant cinq ans.

13h54 : La Mairie de Paris ne versera pas d’argent au restaurant Cosa Nostra

La Mairie de Paris a décidé de suspendre l’aide de 40.000 euros que devait recevoir le gérant du restaurant Cosa Nostra après les attentats, révèle Europe 1. L’institution a pris cette décision suite aux révélations du Petit Journal de Canal + : il montre le patron en train de vendre ses images de vidéosurveillance au Daily Mail. Si le gérant nie, Europe 1 qui a pu voir les images non floutées de la transaction écrit : « On voit clairement le gérant, dans la cave de son restaurant, avec son "cousin". C’est ce dernier qui parle et négocie avec les journalistes anglais. A côté, le patron hésite mais accepte finalement la transaction. Il propose même une réduction si les Anglais achètent la vidéo, de moins bonne qualité, enregistrée sur son téléphone portable ».

13h35 : Le taux d’occupation des hôtels repart à la hausse

Le taux d’occupation des hôtels à Paris, qui a plongé après les attentats du 13 novembre, repart à la hausse, indique mercredi l’Office du Tourisme de Paris et des Congrès de Paris (OTCP). « Un retournement de tendance semble s’esquisser depuis ce week-end », indique un communiqué de l’OTCP qui note une baisse de 16 points du taux d’occupation des hôtels les dimanches 22 et 23 novembre contre une baisse de 28 points le 21. L’impact des attentats du 13 novembre « est plus fort que ceux de janvier dernier », note toutefois le communiqué de l’Office. Le niveau des annulations de réservations aériennes est quant à lui « revenu à la normale » cette semaine, ajoute par ailleurs l’Office, après des « annulations de masse » tout de suite après les attentats, à 21 % supérieures à la moyenne de la même semaine l’an dernier.

13h32 : Les attentats pourraient réduire la croissance de 0,1 point

Les attentats du 13 novembre pourraient amputer la croissance française de 0,1 point de PIB au cours des prochains mois, soit deux milliards d’euros, selon une première évaluation réalisée par les services de Bercy, révélée mercredi par RTL. D’après cette estimation, réalisée une semaine après les attentats par la Direction générale du trésor (DGT), le secteur touristique, mais aussi la consommation des ménages ou le moral des industriels devraient subir un impact.

12h45 : La société de Mohamed Abrini a fait faillite en juillet dernier

La RTBF en a appris un peu plus sur Mohamed Abrini. L’homme originaire de Molenbeek, connu des services de renseignements belges pour avoir effectué un séjour en Syrie avant de rentrer en Belgique, a été associé dans une société, la SPRL Tamimi, entre septembre 2013 et décembre 2014.

Le siège bruxellois de cette entreprise a récemment été perquisitionné. Sa démission ne signifie pas qu’Abrini n’était « plus actif au sein de la société», selon une source de la RTBF. La chaîne précise que « selon d’autres documents » la société Tamimi « n’était plus réellement active depuis plusieurs mois » et que les dettes s’accumulaient ». Elle a été déclarée en faillite le 10 juillet dernier.

12h35 : Hollande invite les Français à orner leur domicile d'un drapeau vendredi en hommage aux victimes du 13 novembre

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a expliqué à l’issue du Conseil des ministres que le chef de l’Etat avait indiqué que chaque Français pourrait participer à l'hommage solennel qui sera rendu vendredi aux Invalides aux victimes des attentats du 13 novembre en «ayant la possibilité de pavoiser son lieu d’habitation avec un drapeau bleu blanc rouge, les couleurs de la France ».

 

12h33: Le témoignage d'un habitant de Raqqa, le « fief » de Daesh en Syrie

StreetPress a pu entrer en contact avec Mohammed, 27 ans, qui témoigne de la solidarité des Raqqaouis avec les Français : « Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes les habitants de Raqqa, de simples civils comme vous (…). Nous condamnons les attentats de Paris, nous compatissons à votre douleur mais nous sommes impuissants. Notre ville est aux mains de Daesh et nous n’avons pas le pouvoir de les chasser. Mais, nous nous levons avec vous contre le terrorisme. »

Il raconte la vie « d’un million de civils habitués aux injustices quotidiennes » des islamistes, qui ne peuvent quitter cette ville où «il n’y a aucune vie », aux rues «totalement sous le contrôle de la police islamique», et où « un simple mot peut entraîner [s]a décapitation ». Les civils sont en effet des «boucliers humains» face aux frappes. « J’ai peur des avions russes et français. Ils frappent à l’intérieur de la ville remplie de civils. (…) Les bombes touchent le centre-ville. De nombreux civils meurent, bien plus que les éléments de Daesh. Il faut arrêter de bombarder le cœur de la ville. »

12h01: Le Sénat crée un comité de suivi de l'état d'urgence

La commission des lois du Sénat a créé ce mercredi un comité de suivi de l'état d'urgence dont le rapporteur spécial est l'ancien Garde des Sceaux Michel Mercier (UDI-UC). L'ensemble des groupes politiques du Sénat y sera représenté. Par ailleurs, la commission procédera à partir du 9 décembre à une première série d'auditions consacrée au suivi de l'état d'urgence. Elle recevra notamment François Molins, procureur de Paris.

11h49 : Les notaires créent un numéro vert pour les proches des victimes

A compter de jeudi, le numéro vert 0 800 94 25 80, gratuit, sera joignable sept jours sur sept (7h-21h du lundi au samedi, 8h-20h le dimanche) jusqu’à la fin du mois de mars, et doit leur permettre d’accompagner les proches des victimes des attentats de Paris dans leurs démarches juridiques.

« Une personne prendra le message et un notaire rappellera dans un délai très court », indique le Conseil supérieur du notariat (CSN) dans un communiqué. Ces professionnels pourront ainsi répondre aux questions des proches des victimes et les accompagner dans leurs démarches juridiques.

11h37: Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux réfugiés met en garde contre l'amalgame entre migrants et terrorisme

Après les propos du Premier ministre français, Manuel Valls, réclamant que l'Europe cesse d'accueillir des réfugiés en raison de la menace djihadiste, Antonio Guterres, à la tête du haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (UNHCR), a martelé que «les réfugiés sont des victimes des terroristes et c'est très important de faire cette distinction».

Les attaques du 13 novembre «n'ont pas été provoquées par le mouvement des réfugiés», a-t-il insisté, soulignant les racines européennes des djihadistes. Antonio Guterres a prôné un accueil et des contrôles davantage organisés aux frontières de l'UE, ainsi qu'une répartition plus équitable au sein des pays européens pour éviter «le déséquilibre que nous avons aujourd'hui».

11h25:L'Indonésie renforce la sécurité dans ses aéroports après les attentats de Paris

Les nouvelles mesures prévoient d'augmenter le nombre de chiens détecteurs d'odeurs suspectes dans les bagages, des contrôles de véhicules pénétrant dans l'enceinte des aéroports et un contrôle accru des personnels aéroportuaires, a indiqué le ministère des Transports de cet archipel d'Asie du Sud-Est. «Il y a quelques jours, un aéroport de Jakarta a reçu un message de menaces», a a déclaré un porte-parole du ministère, J.A. Barata, sans autre détail, indiquant que cet événement, comme les attentats de Paris  et celui contre l'avion de ligne russe qui s'est écrasé dans le désert du Sinaï, en Egypte, le 31 octobre, avait contribué à accroître les mesures de sécurité.

11h20: Des cochons dessinés sur une salle de prière musulmane à Draguignan

Dans la nuit de mardi à ce mercredi, «deux cochons ont été dessinés en rouge au pochoir, avec en dessous l'inscription "Islam hors d'Europe" et autour des affichettes représentant notamment des mosquées barrées d'un sens interdit», a indiqué le procureur de la République de Draguignan, Ivan Auriel, qui a ordonné une enquête. L'une de ces affichettes, qui promet la «bienvenue aux ennemis de la France», est signée du réseau d'extrême-droite «France nationaliste» et accompagnée d'une croix celtique, l'emblème du mouvement d'extrême droite Ordre nouveau, actif à la fin des années 60.

«Il s'agit du 35e acte islamophobe recensé en France depuis les attentats commis à Paris le 13 novembre», indique Abdallah Zekri, secrétaire général du Conseil français du culte musulman et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

11h15: La détention d'Abraïmi Lazez, l'un des trois suspects arrêtés en Belgique, prolongée d'un mois

La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé d'un mois la détention d'Abraïmi Lazez, le suspect interpellé et placé sous mandat d'arrêt le 20 novembre, puis inculpé de participation aux activités d'un groupe terroriste et d'assassinats terroristes, rapporte la RTBF ce mercredi.

Selon le parquet fédéral, ce ressortissant marocain de 39 ans résidant à Jette, dans la région Bruxelles-Capitale, aurait véhiculé Salah Abdeslam à travers Bruxelles le 14 novembre ou plus tard. Le suspect nie cependant les faits. Dans sa voiture, les enquêteurs avaient découvert une trace de sang, ainsi que deux armes de poing. L'avocat du suspect a argué que les armes avaient été retrouvées parce que son client «faisait des brocantes».

11h03: Qui est Mohamed Abrini?

Regardez une vidéo concernant le suspect recherché par les polices belge et française:

10h15: A Bruxelles, écoles et métros rouvrent malgré le maintien de l'alerte maximale
La capitale belge voit ce mercredi matin le redémarrage progressif de ses lignes de métro et la réouverture des établissements scolaires et universités -fermés depuis lundi matin. Les métros ont redémarré dans la matinée, mais seulement partiellement et jusqu'à 22h, au lieu de minuit d'ordinaire. Quelque 300 policiers supplémentaires ont été mobilisés pour la protection des écoles bruxelloises et quelque 200 militaires supplémentaires ont été affectés à la sécurisation du métro, a précisé le ministère de l'Intérieur, qui s'est refusé à détailler le nombre total de forces de l'ordre déployées.

10h05: Berlin veut envoyer 650 soldats au Mali pour aider la France

Le gouvernement allemand veut envoyer jusqu'à 650 soldats supplémentaires au Mali, a annoncé la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, selon l'agence allemande DPA. Ces soldats doivent être déployés pour aider à la mise en oeuvre d'un accord de paix entre le gouvernement malien et les rebelles du nord du pays, dit DPA, qui cite la ministre au style indirect à l'issue d'une réunion de la commission défense de la chambre basse du Parlement (Bundestag).

9h46: Valls demande à l'UE d'arrêter l'accueil des réfugiés dans un entretien au Süddeutsche Zeitung

«Nous ne pouvons accueillir encore plus de réfugiés en Europe, ce n'est pas possible», a déclaré le Premier ministre, jugeant que «l'Allemagne a pris une décision honorable» d'ouvrir ses portes aux réfugiés, mais a souligné que «ce n'est pas la France qui a dit : "Venez !"».

Manuel Valls a expliqué sa fermeté sur l'accueil des migrants par des indications des enquêteurs français selon lesquels deux des tueurs du 13 novembre à Paris avaient profité du flux de migrants pour traverser l'Europe et rejoindre la France. Dès lors, selon lui, le contrôle des frontières extérieures européenne va décider du futur de l'UE : «Si nous ne le faisons pas, alors les peuples vont dire : "Ca suffit l'Europe !"».

9h45: Le retour d'Abaaoud sur les scènes de crime témoigne du «cynisme de personnes qui se sont placées hors humanité», juge Taubira

«Cela dépasse notre entendement et pourtant, il ne faut pas que l'on renonce à comprendre», car c'est ainsi «qu'on peut anticiper, se défendre de façon précise, efficace», a réagi la ministre de la Justice sur France Info. «Cela dépasse notre entendement parce que cela se réfère à aucune de nos valeurs, aucun de nos principes», a insisté la ministre. «Nous sommes face à des kamikazes qui ont programmé leur mort et nous disent: "la peine de mort, les sanctions, les preuves, les traces, c'est votre affaire (...) nous, on détruit, on dévaste de façon absolue et définitive, totale et fatale"», a-t-elle ajouté.

 

 

9h29: Bernard Cazeneuve appelle à ne pas utiliser de voitures personnelles «pendant quelques heures» les 29 et 30 novembre

Le ministre de l'Intérieur  a appelé mercredi à ne «pas utiliser les voitures personnelles dimanche et lundi» à Paris, à l'occasion de l'ouverture de la COP21.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annocné sur Twitter que les transports en commun seraient gratuits en région parisienne ces jours-là.

 

9h09 : Bernard Cazeneuve annonce le déploiement de 8000 policiers et gendarmes déployés aux frontières pour la COP 21

2.800 autres seront postés sur le site de la conférence, au Bourget, pour en assurer la sécurité.

 

 

«Au total ce sont 120.000 policiers, gendarmes et militaires déployés sur l'ensemble du territoire» pour assurer la sécurité après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a ajouté Bernard Cazeneuve.

9h05 : L’état d’alerte continue à Bruxelles, la presse s’en empare

8h57: Moscou prêt à « constituer un état-major commun » anti Daesh incluant USA, France et même la Turquie annonce l'ambassadeur Russe à Paris

8h29 : Les attentats pourraient coûter deux milliards d’euros à la France
RTL a pu consulter une note rédigée par la Direction Générale du Trésor qui a réalisé une première estimation du coût des attentats pour l’économie française. Le coût global représenterait 0,1 point de PIB c’est-à-dire 2 milliards de recettes en moins. En cause : la confiance qui plonge à l’encontre de l’hôtellerie-restauration ou encore la chute du moral des ménages ou des entreprises.

Le gouvernement, contacté par la radio, a tenu à rassurer en se référant aux conséquences économiques « post Charlie Hebdo ». Les pertes auraient été rattrapées grâce à un très bel été pour le commerce.

L'INSEE de son côté vient de publier l'indicateur de mesure du moral des ménages, qui serait resté stable en novembre, avant l'impact des attentats. 

8h14 : La police Belge aurait déjoué une série d’attentats dimanche visant Bruxelles
Plusieurs médias belges, L'Echo et De Tijd, affirment que la police serait parvenue à déjouer une série d'attentats visant plusieurs endroits de la capitale, suivant ainsi le même schéma que les attaques de Paris du 13 novembre. « Dimanche soir, grâce à une longue série de perquisitions, les autorités belges sont parvenues à déjouer des attentats qui visaient notre capitale, selon des sources bien informées ».

8h11: Christiane Taubira annonce 14 magistrats supplémentaires

7h36 : Ahmed, blessé par la police et menacé d’expulsion pourra rester en France
Une poignée d’élus locaux et de nombreux internautes s’étaient émus du sort d’Ahmed, ressortissant égyptien, sans papiers de 63 ans, menacé d’expulsion après avoir blessé au cours de l’assaut à Saint-Denis. L'homme, qui louait une petite chambre voisine de l'appartement où se cachaient Abaaoud et ses complices, avait reçu son avis d'expulsion sur son lit d'hôpital. Le Parisien affirme ce mercredi qu'il pourra finalement rester en France la préfecture des Hauts-de-Seine ayant visiblement annulé en urgence cette obligation de quitter le territoire français. 

 

7h34: « Pas de menace crédible de l'EI » assure la Maison Blanche
« Il n'y a pas actuellement de menace spécifique, crédible » du groupe jihadiste Etat islamique aux Etats-Unis, a déclaré mardi soir le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, à l'issue d'une réunion avec le président américain Barack Obama.

Le président américain, qui avait reçu quelques heures auparavant son homologue français François Hollande, a souligné que «la destruction» du groupe EI « continuerait à exiger une coordination et une coopération parmi un large éventail de partenaires mondiaux ». Obama et Hollande avaient affiché leur unité dans la lutte contre le groupe EI, qui a revendiqué les attentats de Paris.

7h29: Manuel Valls est revenu sur sa soirée du 13 novembre le soir des attentats
« Ma première pensée a été de me dire 'ça y'est, on y est' (...) Puis ma deuxième pensée, c'était de savoir où étaient mes quatre enfants. J'habite en effet ce quartier, celui d'Anne ma femme. Ils étaient dehors. J'étais vite rassuré », a confié le premier Ministre, invité mardi soir du Petit Journal. 

7h27: Ceinture explosive, nouveau suspect, projet de nouveaux attentats, retrouvez tous les nouveaux éléments de l'enquête ici

7h26 : Selon BFMTV, Abaaoud devait se faire exploser dans le centre commercial Les Quatre-Temps et son complice dans un commissariat
Le procureur de la République de Paris l’a confirmé mardi, le « cerveau » des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud avait prévu une nouvelle attaque dans le quartier de la Défense. Selon la chaîne BFMTV, le terroriste et l’un de ses complices, retranché avec lui dans l’appartement de Saint-Denis, visaient plus précisément le centre commercial Les Quatres-Temps et le commissariat du quartier d’affaires. Sa cousine, décédée pendant l'assaut, Hasna Aitboulahcen, était chargée d'acheter deux costumes pour que les djihadistes puissent se fondre dans la foule des 180 000 employés qui fréquentent le quartier chaque jour.