VIDEO. Attentats à Paris: Valls n'exclut pas le risque des «armes chimiques»

TERRORISME Le Premier ministre a averti du risque dans son discours à l'Assemblée nationale...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre, Manuel Valls, à l'Assemblée le 18 novembre 2015
Le Premier ministre, Manuel Valls, à l'Assemblée le 18 novembre 2015 — ALAIN JOCARD AFP

De nouveaux risques d’attaques à prévoir ? Manuel Valls le redit, «nous sommes en guerre». Le Premier ministre a averti jeudi du risque d’attentat avec des « armes chimiques ou bactériologiques », dans son discours devant l’Assemblée nationale sur la prolongation de l’état d’urgence.

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« Il ne faut aujourd’hui rien exclure. Je le dis bien sûr avec toutes les précautions qui s’imposent mais nous savons et nous l’avons à l’esprit. Il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques ou bactériologiques », a-t-il dit.

Le gouvernement a autorisé en urgence, dans un arrêté publié samedi, la pharmacie des armées à distribuer un antidote aux armes bactériologiques à des services d'urgence civils en France. «Nous sommes en guerre ! Pas une guerre à laquelle l'Histoire nous a tragiquement habitués. Non, une guerre nouvelle -extérieure et intérieure-, où la terreur est le premier but et la première arme», a souligné Manuel Valls.

«Le front se déplace constamment»

«C'est une guerre dont le front se déplace constamment et se retrouve au coeur même de notre vie quotidienne», même si elle reste «planifiée» et «menée par une armée de criminels».

Alors que les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne se réunissent vendredi à Bruxelles, Manuel Valls a insisté sur le besoin d'adopter le «Passenger Name Record» (PNR). «Il est plus que jamais temps que l'Europe adopte le texte sur le PNR afin de garantir la traçabilité des déplacements y compris à l'intérieur de l'Union [européenne]. C'est une condition de notre sécurité collective», a-t-il affirmé.