«Air Cocaïne»: Le parquet requiert le maintien en détention des pilotes

JUSTICE Bruno Odos et Pascal Fauret ont fui fin octobre la République dominicaine où ils étaient condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue...

M.C. avec AFP

— 

Bruno Odos et Pascal Fauret en République dominicaine, le 17 juin 2014.
Bruno Odos et Pascal Fauret en République dominicaine, le 17 juin 2014. — Ezequiel Abiu Lopez/AP/SIPA

L'avocat général a requis mercredi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence le maintien en détention de Bruno Odos et de Pascal Fauret, les pilotes mis en cause dans l'affaire Air cocaïne, soupçonnés d'avoir pris part à un vaste trafic international de drogue. Les deux hommes, après avoir fui la République dominicaine, avaient fait appel de leur placement en détention provisoire en France le 4 novembre. La chambre de l'instruction rendra sa décision jeudi.

>> A lire aussi: Où en est l’enquête en France?

L'avocat général Marc Gouton a justifié ses réquisitions par la nécessité d'écarter tout risque de concertation avec d'autres mis en examen. Evoquant les «soutiens déterminés, mobilisés avec des moyens importants pour exfiltrer les pilotes de République dominicaine», il a clairement évoqué un risque de fuite: «Voyant peut-être la perspective d'une lourde sanction, est-ce que ces mêmes moyens ne se mobiliseraient pas à nouveau pour une autre destination où le mandat d'arrêt international de la République dominicaine serait difficile à exécuter».

>> A lire aussi: La France n'extradera pas les deux pilotes

Les deux pilotes ont à s'expliquer sur des SMS énigmatiques, d'éventuelles commissions proposées par les organisateurs de trois vols transatlantiques litigieux, et sur des valises chargées de cocaïne trouvées dans le Falcone 50 qu'ils pilotaient. Lors de leur interpellation le 19 mars 2013 à Punta Cana, vingt-six valises contenant 700 kilos de cocaïne avaient été découvertes dans la soute et la cabine.

>> A lire aussi: L’opération aurait coûté «des dizaines de milliers d’euros»

Les deux hommes ont redit leur innocence. «Je ne fais pas partie d'une bande organisée, d'une mafia», a martelé Pascal Fauret. «Je conteste formellement mon implication, consciente ou inconsciente, directe ou indirecte, dans une entreprise criminelle. On m'a cassé, on m'a coupé les ailes».