Loiret: Découverte d'un arsenal sans lien avéré avec le terrorisme

PERQUISITION L’homme a été placé en garde à vue car une partie des armes étaient détenues illégalement...

20 Minutes avec AFP

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Une saisie d'armes (image d'illustration).
Une saisie d'armes (image d'illustration). — MAHMUD TURKIA AFP

Un arsenal d’armes de guerre a été saisi lors d’une perquisition menée dans la nuit de mardi à ce mercredi à Montargis, dans le Loiret, sans qu’un lien avec une entreprise terroriste ait été établi.

La présence d’obus non confirmée par le procureur

Une trentaine de policiers de Montargis et d’Orléans lourdement armés, cagoulés et casqués ont participé à une perquisition cette nuit. Elle a duré plus de trois heures, rapporte une voisine. La personne visée par l’opération stockait les armes dans son appartement et dans une cave de son immeuble. Il est présenté comme un « collectionneur » par le substitut du procureur de la République de Montargis, Franck Didier.

Le magistrat a fait état d’une dizaine d’armes d’épaule, dont trois kalachnikovs démilitarisées (c’est-à-dire mises hors-service). Franck Didier n’a cependant pas confirmé la présence dans l’arsenal d’obus et d’un lance-roquettes, évoqués par une source proche de l’enquête. La collection comportait aussi, selon la même source, des armes datant des années cinquante, voire de la Seconde guerre mondiale.

Un homme inconnu de la justice

L’homme a été placé en garde à vue car une partie des armes étaient détenues illégalement. L’enquête, donnée à la police judiciaire d’Orléans, n’a pas été confiée au parquet antiterroriste de Paris et reste dirigée par le parquet de Montargis. Le collectionneur était inconnu de la justice, mais avait été repéré par les services du ministère de l’Intérieur, a expliqué le substitut du procureur, qui a par contre refusé de préciser si l’homme faisait l’objet d’une fiche « S » pour radicalisation.