Assaut à Saint-Denis: Ce qu'il faut retenir de la conférence du procureur sur l'avancée de l'enquête

JUSTICE François Molins, procureur de la République de Paris, est revenu, ce mercredi soir, sur les avancées de l'enquête sur les attentats et sur l'assaut de ce mercredi à Saint-Denis...

Vincent Vantighem

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Des policiers de la BRI  en intervention à Saint-Denis, le 18 novembre 2015.
Des policiers de la BRI en intervention à Saint-Denis, le 18 novembre 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Il reste encore de nombreuses zones d’ombre. « Mais en cinq jours, l’enquête a considérablement avancé », a réagi, ce mercredi soir, le procureur de la République de Paris, François Molins. 20 Minutes dresse la liste des avancées de l’enquête sur les attentats de Paris, vendredi soir, et sur l’assaut de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)…

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Assaut à Saint-Denis : Le commando était prêt à… par 20Minutes

Le commando du stade de France pouvait passer à l’acte

Les enquêteurs n’ont pas encore identifié la plupart des hommes qui ont été interpellés, ce mercredi matin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Mais ils sont convaincus d’une chose : « Leur armement et leur détermination laissent à penser qu’ils pouvaient passer à l’acte », a précisé François Molins. Ce mercredi, une source policière a expliqué à 20 Minutes que ce commando projetait de commettre un attentat à Nanterre (Hauts-de-Seine) ou à la Défense. Une hypothèse que n’a pas commentée le procureur.

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L’assaut à Saint-Denis d’une extrême violence

La porte blindée a résisté. Ce qui a laissé, ce mercredi matin, le temps aux terroristes de s’équiper pour riposter. L’assaut a été d’une très grande violence, selon le procureur. Les forces de l’ordre ont tiré 5.000 munitions et l’immeuble a dû être étayé car il menaçait ensuite de s’effondrer. Le plancher du troisième étage semble avoir été pulvérisé par le kamikaze qui a actionné sa ceinture d’explosifs. Au total, au moins deux personnes sont mortes et huit personnes ont été placées en garde à vue dont le loueur de l’appartement et une de ses connaissances.

Pas de certitude sur la présence d’Abaaoud en France

C’est un témoignage lundi 16 novembre et recoupé « avec prudence et sérieux » qui a conduit les forces de l’ordre jusqu’à Saint-Denis, pensant qu’Abdelhamid Abaaoud pouvait s’y trouver. Considéré comme le commanditaire présumé des attentats de Paris, ce Belge de 28 ans « pourrait être en France d’après ce témoignage », a prévenu François Molins. Seule certitude : il ne figure pas au rang des personnes interpellées ce matin.

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Salah Abdeslam est toujours en fuite

« Salah Abdeslam ne fait pas partie des hommes neutralisés ce matin. » Devenu ennemi public numéro un après avoir pris part aux fusillades dans les 10e et 11e arrondissements de Paris, ce Français qui résidait à Molenbeek reste toujours introuvable depuis qu’il a fui, samedi, vraisemblablement en Belgique.

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Il y avait bien trois hommes dans le commando des 10 et 11e

François Molins a levé une incertitude d’une seule phrase. « La Seat a servi à trois hommes à mitrailler les passants dans les 10e et 11e arrondissements comme l’attestent les images de vidéo surveillance », a-t-il précisé. Alors que les autorités pensaient qu’ils n’étaient que deux, les terroristes ayant agi dans ce secteur étaient en fait trois. Il y en a donc deux en fuite, comme 20 Minutes l’assurait dès mardi soir.