Réfugiés: Le camp de Téteghem, près de Dunkerque, démantelé

MIGRANTS Les quelque 250 « habitants » vont être répartis dans plusieurs villes de France, notamment dans le Cantal et dans le Sud-Ouest…

20 Minutes avec agence

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Téteghem, le 21 novembre 2010
Téteghem, le 21 novembre 2010 — M.LIBERT/20 MINUTES

Le camp de migrants de Téteghem, près de Dunkerque (Nord), où vivaient 250 personnes a été démantelé, ce mercredi, dès 7h30. Cette évacuation par quelque 200 policiers a été réalisée dans le calme, alors qu’elle avait été décidée « avant les attentats de Paris », a tenu à préciser le maire de la ville, Franck Dhersin.

Un maire qui réclamait depuis début septembre le démantèlement de ce camp du Dunkerquois, estimant qu’il était « aux mains des passeurs ».

Deux passeurs ont été interpellés

Lors de cette opération, deux passeurs ont d’ailleurs été interpellés, a affirmé le sous-préfet de Dunkerque, Henri Jean, lors d’une conférence de presse. Le sous-préfet a ajouté que, selon lui, ce démantèlement a été décidé car « des incidents se multipliaient avec les forces de l’ordre » et parce qu’à la veille de l’hiver, « ce n’était pas possible de laisser les migrants dans ces conditions ».

Ce mercredi, les réfugiés ont donc été regroupés dans une salle de sport de Téteghem. Ils devront être répartis dans plusieurs villes de France, notamment dans le Cantal et dans le Sud-Ouest, a précisé le sous-préfet.

Il ne restera « plus aucune trace de ce camp »

A la fin de la journée, l’ensemble des installations devraient être retirées et il ne restera « plus aucune trace de ce camp », a affirmé le maire. Et, selon La Voix du Nord, des patrouilles seront régulièrement déployées dans les jours et semaines qui viennent pour éviter de nouvelles installations sauvages.

Ce camp, qui abritait encore 517 réfugiés fin septembre, contre 80 au début de l’été, était composé majoritairement de Syriens, et aussi d’Irakiens, d’Iraniens et d’un petit nombre de Vietnamiens.