Attentats à Paris: Un deuxième suspect recherché

TERRORISME Salah Abdeslam n'est pas le seul terroriste ayant attaqué Paris vendredi à être recherché...

Vincent Vantighem et William Molinié

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Une Clio noire pouvant avoir servi à la préparation des attentats de Paris, a été retrouvée Albert-Kahn dans le 18e arrondissement, le 17 novembre 2015.
Une Clio noire pouvant avoir servi à la préparation des attentats de Paris, a été retrouvée Albert-Kahn dans le 18e arrondissement, le 17 novembre 2015. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

«Même nous, on a du mal à s’y retrouver... », soupire une source proche de l’enquête. Cinq jours après les attentats de Paris qui ont causé la mort d’au moins 129 personnes, les enquêteurs sont en réalité à la recherche d'au moins deux terroristes en fuite, et non pas un seul, selon des informations obtenues par 20 Minutes mardi soir.

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Présents dans les 10e et 11e arrondissements de Paris, vendredi soir, plusieurs témoins ont, évoqué, auprès des forces de l’ordre, la présence d’une Seat Leon noire à bord de laquelle trois hommes étaient installés. Selon l'AFP, c'est l'exploitation des images de vidéosurveillance qui ont permis aux enquêteurs de s'en assurer. Ils disposent d'une vidéo accréditant l'existence d'un troisième membre du commando qui a attaqué des terrasses de cafés et restaurants parisiens.

Ce commando comprenait Brahim Abdeslam, qui s'est finalement fait exploser dans un restaurant boulevard Voltaire, ainsi que, pensent les enquêteurs, son frère Salah, en fuite et activement recherché.
Selon cette vidéo, il y avait en outre un troisième homme dans cette équipe à bord d'une Seat noire, qui pourrait être lui aussi en fuite à moins qu'il ne s'agisse d'un des deux complices présumés écroués en Belgique.

Un troisième homme dans la Seat

Les images montrent ce troisième occupant de la voiture à 21h32 au moment de la fusillade qui a fait cinq morts devant le bar A la bonne bière, à l'angle de la rue de la Fontaine-au-Roi et de la rue du Faubourg du Temple dans le XIe arrondissement de Paris, a précisé une source proche de l'enquête.

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Beaucoup d'indices vont dans ce sens

Contacté par 20 Minutes mardi, le parquet de Paris refuse, pour l’instant, de s’exprimer sur cette hypothèse. Elle est en tout cas logique, d'après les indices relevés sur le terrain. A commencer par le nombre de kalachnikovs – trois – que les policiers ont retrouvées dans la Seat Leon noire, découverte à Montreuil (Seine-Saint-Denis). C'est après l'avoir découverte que la police a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver Salah Abdelsam. Mais aussi le fait que les deux autres « équipes coordonnées » du stade de France et du Bataclan étaient, chacune, composées de trois membres.


Ce mardi, la découverte d’une autre voiture appartenant aux suspects dans le 18e arrondissement est venue ajouter un peu plus de mystère à l’enquête. D’autant que Daesh a revendiqué, dans son communiqué, la mort de « cibles » dans cet arrondissement alors qu’aucun coup de feu n’y a été tiré... « Il est normal de vouloir des réponses, conclut notre source proche de l’enquête. Mais nous avons encore besoin de temps pour les trouver... »

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