Attentats à Paris: Ce que l’on sait des deux chauffeurs de Salah Abdeslam

TERRORISME Hamza Attou et Mohamed Amri ont avoué être allé chercher le terroriste présumé dans la nuit de vendredi...

T.L.G.

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Salah Abdeslam est recherché par la police pour sa participation présumé aux attentats de Paris le 13 novembre 2015.
Salah Abdeslam est recherché par la police pour sa participation présumé aux attentats de Paris le 13 novembre 2015. — DSK / POLICE NATIONALE / AFP

Où est Salah Abdeslam, soupçonné d’être l’un des huit auteurs des attentats de Paris ? Le jeune homme, suspecté d’avoir tiré sur des terrasses et des restaurants vendredi, n’a pas déclenché sa ceinture explosive. Il aurait été exfiltré après un appel à des complices en Belgique. Deux hommes ont avoué être allés le chercher depuis Molenbeek situé à Bruxelles. Il s’agit de Hamza Attou et Mohamed Amri. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait des deux suspects.

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L’exfiltration de Salah Abdeslam

Après les attaques à Paris, Salah Abdeslam aurait appelé des connaissances en Belgique. « Est-ce que tu sais me dépanner, venir me chercher à Paris ? Je te paie les péages et l’essence », aurait-il demandé à son interlocuteur, indique l’Obs. D’après le site dhnet, les deux suspects placés sous mandat d’arrêt lundi à Bruxelles s’appellent Hamza Attou et Mohamed Amri. Ce seraient eux qui, la nuit des attentats de Paris, ont quitté Molenbeek pour se rendre à Barbès au nord de Paris vers 5 heures du matin, où Salah Abdeslam les attendait, pour le ramener en Belgique, affirme le site belge.

Un rôle d’artificier ?

Les deux hommes auraient avoué avoir eu ce « simple rôle (logistique) de taxi », se défendant d’avoir participé aux attaques vendredi. Ils assurent ne pas savoir alors, que Salah Abdeslam est impliqué dans les attaques. « On n’a pas beaucoup parlé », affirment-ils.

Mais, d’après Dhnet et lalibre.be, les perquisitions effectuées par la police belge chez Hamza Attou et Mohamed Amri ont permis aux enquêteurs de trouver du nitrate d’ammonium. Le produit est connu pour entrer dans la fabrication d’engins explosifs. « Le nitrate d’ammonium n’entre pas dans la composition du TATP, type d’explosif utilisé pour les attaques à Paris vendredi », indique cependant à 20 Minutes un expert chimiste engagé dans les forces de l’ordre sous couvert d’anonymat. « Ça n’a absolument rien à voir, on ne fabrique pas avec ça le même type d’explosif ».

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En outre, des munitions de calibre 5.56 mais surtout de 7.62, utilisé pour les kalachnikovs, auraient été retrouvées au domicile d’Hamza Attou. Selon BFM TV, « des nitrates et d’autres éléments de fabrication d’explosifs » auraient été trouvés dans l’appartement de Mohamed Amri. Les enquêteurs auraient aussi trouvé dans son garage une Golf. Celle dans laquelle Mohamed Amri a été contrôlée samedi matin à Cambrai (Nord).

Mohamed Amri, « un type invivable »

Ce Français, âgé de 27 ans, habite avec son épouse dans un appartement modeste de Molenbeek depuis trois ans, indique BFM TV. Le site indique que l’homme avait été arrêté pour coups et blessures volontaires en 2009. « On s’en plaignait parce que c’était vraiment un type invivable. Tout le monde en avait peur. Son comportement, sa façon de répondre… C’était brutal, cela ressortait comme ça de lui », assure un voisin à BFM TV.