Apnée du sommeil: 700.000 personnes traitées en France

Santé L'apnée obstructive du sommeil sera au centre du prochain congrès du sommeil de Nantes (Loire-Atlantique), du 19 au 21 novembre...

20 Minutes avec agence

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Illustration: Une personne en plein sommeil.
Illustration: Une personne en plein sommeil. — POUZET/SIPA

Elle peut causer près de cinq arrêts respiratoires par heure de sommeil, voire plus de trente chez les cas les plus sévères. Le Syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS), trouble pour lequel 700.000 personnes sont traitées en France, n’est pas sans conséquences pour l’organisme des individus touchées.

Plus de risques d’infarctus et d’AVC

Au-délà d’un sommeil fragmenté et donc non réparateur, les arrêts respiratoires provoquent des chutes et remontées brutales de l’oxygène présent dans le sang, qui perturbent l’irrigation du cerveau, du cœur et des vaisseaux et peuvent engendrer une hypertension artérielle.

« On voit aussi apparaître un risque plus important d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles du rythme cardiaque », liste le professeur Jean-Claude Meurice, chef du service de pneumologie du CHU de Poitiers et vice-président de la Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS), cité par Le Parisien.

Plusieurs symptômes peuvent alerter

La maladie, qui toucherait 6 à 8 % des femmes et 10 à 15 % des hommes, à l’âge moyen de 50 ans, peut être identifiée grâce à la présence de plusieurs symptômes : mauvais sommeil, endormissements soudains en journée, besoin d’uriner la nuit, troubles de la libido, ou encore surcharge pondérale…

Pour les malades, le principal traitement reste le recours à un appareil de ventilation par pression positive continue. En délivrant, pendant le sommeil, un débit d’air sous pression sur les parois de la gorge, il évite qu’elle ne se ferme au cours de la nuit.