Scandale des prothèses PIP: Le procès en appel s'ouvre ce lundi

Santé Cinq anciens dirigeants de la société PIP comparaissent en appel à partir de ce lundi 16 novembre à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)...

20 Minutes avec agences

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Marseille le 17 avril 2013 - Jean Claude MAS arrive au procès des prothèses PIP au parc chanot
Marseille le 17 avril 2013 - Jean Claude MAS arrive au procès des prothèses PIP au parc chanot — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Plusieurs dizaines de victimes étaient présentes ce lundi pour l’ouverture, à Aix-en-Provence, du procès en appel de cinq anciens dirigeants de la société Poly Implant Prothèse (PIP), dont les prothèses avaient contenu pendant des années un gel non homologué.

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Ils comparaissent pour des faits de tromperie aggravée (du fait des risques encourus par les porteuses de ces prothèses), et d’escroquerie à l’encontre du certificateur allemand TÜV, qui n’avait jamais décelé la supercherie.

Un « apprenti sorcier des prothèses »

Parmi les prévenus, le président fondateur de la société, Jean-Claude Mas, 76 ans, condamné en première instance à quatre ans de prison, 75 000 euros d’amende et une interdiction définitive d’exercer une activité dans le domaine de la santé et de gérer une société.

Personnage central du dossier, qualifié lors du premier procès « d’apprenti sorcier des prothèses » par le procureur, le septuagénaire a toujours reconnu la fraude mais assure que le gel employé par sa société n’était pas nocif.

30.000 femmes concernées en France

« C’est insupportable pour les victimes d’entendre que le produit n’était pas dangereux, beaucoup ont des problèmes de santé, des boules de silicone dans les seins », a commenté avant l’ouverture de l’audience Me Laurent Gaudon, soulignant que les 2.600 victimes qu’il représentait en première instance « n’ont pas lâché le combat » et sont à nouveau parties civiles en appel.

Le scandale des prothèses PIP avait éclaté en 2010. Environ 30.000 femmes sont concernées en France et plusieurs dizaines de milliers d’autres à l’étranger, où PIP exportait 80 % de sa production. Au total, 7.000 victimes se sont portées parties civiles dans l’espoir d’obtenir un dédommagement.