Attentats à Paris: Comment ça va se passer dans les écoles lundi

éducation Un dispositif particulier a été mis en place afin d’accueillir au mieux les élèves lundi…

Constance Daulon

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La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du conseil des ministres exceptionnel, samedi 14 novembre
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du conseil des ministres exceptionnel, samedi 14 novembre — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Après avoir fermé tous les établissements scolaires samedi suite aux attentats à Paris, Bernard Cazeneuve, a annoncé samedi que les écoles rouvriront lundi. Si l’importance d’en parler aux enfants avant leur retour en classe a été rappelée, le ministère de l’Education nationale a prévu plusieurs dispositions à destination des enseignants.

Aide psychologique et pédagogique

A partir de lundi, des cellules d'urgence médico-psychologiques (CUMP), composées de médecins scolaire et de psychologues de l'Education nationale, seront déployées dans les écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur où les élèves, familles et personnels ont été touchés.

Dimanche matin, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a également précisé que des cellules pouvaient aussi être mises en place ailleurs à la demande des chefs d’établissements.

Avant la minute de silence qui sera respectée à midi lundi dans l’ensemble des écoles, établissements scolaires et universitaires, la ministre recommande aux enseignants d’échanger avec leurs élèves pendant une heure. Pour les aider, des ressources pédagogiques ont été mises à disposition samedi soir sur le site Educsol : « Comment organiser le dialogue avec les élèves le lundi 16 novembre », « Quelques principes pour aborder une actualité violente avec les élèves », « Repères pour agir à l’école primaire » et « Construire la réflexion et organiser le débat au collège et au lycée ».

Une meilleure organisation que pour Charlie

« J’ai reçu un mail de la ministre et un autre du ministère pour nous aider à savoir comment accueillir la parole des élèves et comment organiser le dialogue, ainsi qu’un mail de mon chef d’établissement avec le lien vers les ressources pédagogiques mises en ligne », explique Adrien Louarn, professeur d’histoire géographie et d’éducation civique dans un lycée à Argenteuil (Val d’Oise). Dans ces mails et communiqués, le ministère insiste sur le fait d’en parler avec les élèves et de les laisser s’exprimer sur le sujet.

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« Au moment de Charlie Hebdo, j’étais dans un autre lycée mais les élèves étaient solidaires et faisaient attention aux discriminations envers les élèves musulmans donc j’appréhende moins la journée de demain », note ce professeur. Ce dernier fait tout de même remarquer qu’il est désormais dans un lycée où il y a beaucoup d’élèves de confession musulmane : « J’ai plus de mal à anticiper leurs réactions, même si nous avons déjà évoqué l’intervention de la France en Syrie lors des cours. » Et de conclure : « L’organisation est beaucoup mieux que lors des attentats de janvier où on avait eu des ressources pédagogiques une semaine après. »