VIDEO. Attentats à Paris: Bachar al-Assad critique la France et «les politiques erronées» des pays occidentaux

TERRORISME « La France a connu ce que nous vivons en Syrie », a lancé le président syrien, dont la France réclame le départ...

M.C. avec AFP

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Le président syrien Bachar al-Assad à Damas, le 4 octobre 2015.
Le président syrien Bachar al-Assad à Damas, le 4 octobre 2015. — Uncredited/AP/SIPA

Une voix dissonante dans le concert des nations. Le président syrien Bachar al-Assad, dont la France réclame le départ, s’est démarqué samedi de l’élan général de solidarité après le carnage à Paris, en soutenant que la politique française en Syrie avait contribué à « l’expansion du terrorisme ».

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Ailleurs dans le monde arabe, la grande majorité des réactions exprimaient l’effroi et l’indignation après les attaques vendredi soir contre des passants, cafés, un concert rock ou un stade de football à Paris qui ont fait au moins 129 morts. Le Hezbollah libanais et l’Iran, des alliés du régime Assad, ont eux aussi condamné les attaques revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) qui occupe de vastes territoires en Syrie, ravagée par la guerre, et en Irak.

« Les responsables européens n’ont pas écouté »

« Les politiques erronées adoptées par les pays occidentaux, notamment la France dans la région ont contribué à l’expansion du terrorisme », a déclaré Bachar al-Assad devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani (opposition). « La France a connu (vendredi) ce que nous vivons en Syrie ». « On avait averti sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, on avait dit ne prenez pas ce qui se passe en Syrie à la légère. Malheureusement les responsables européens n’ont pas écouté », a ajouté le président syrien.

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Sur une possible collaboration avec la France dans la lutte antiterroriste, il a déclaré : « On ne peut pas faire de la coopération des services secrets sans coopération politique ». Bachar al-Assad accuse régulièrement les Occidentaux, dont la France, et certains pays arabes de financer les rebelles en Syrie où le conflit a fait plus de 250.000 morts. Vendredi, un passeport syrien a été découvert près du corps d’un des auteurs des attaques, selon la police française.