VIDEO. Attentats à Paris: Que sait-on des huit terroristes?

ENQUETE Daesh a fini par revendiquer les différents attentats qui ont fait au moins 128 morts et 250 blessés dont 99 en «urgence vitale absolue»...

Maud Pierron
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Des enquêteurs rue de Charonne le 14 novembre 2015 après les attaques terroristes à Paris
Des enquêteurs rue de Charonne le 14 novembre 2015 après les attaques terroristes à Paris — JACQUES DEMARTHON AFP

Samedi en fin de matinée, Daesh a revendiqué les attentats d’une ampleur inédite qui ont frappé Paris en son coeur vendredi soir. Mais François Hollande, dans une allocution tenue à 11h, a directement incriminé « l’armée terroriste de Daesh ». 20 Minutes fait le point sur tout ce que l’on sait des assaillants.

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Combien étaient-ils ?

En tout, huit terroristes ont été tués vendredi soir. Quatre au Bataclan, dont trois dans des opérations kamikazes, en faisant sauter leur ceinture explosive. Le dernier a été tué par la BRI lors de l’assaut. Trois autres sont morts dans des opérations kamikazes au stade de France tandis qu’un dernier s’est lui aussi fait sauter boulevard Voltaire.

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Qui étaient-ils ?

Les restes des corps des kamikazes qui se sont faits exploser doivent être ramenés à l’Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d’auteurs d’infractions. Selon des sources policières, des témoins évoquent des assaillants venus dans une voiture immatriculée en Belgique, ce qui laisse ouverte l’hypothèse d’une équipe venue de l’étranger, sans exclure la présence de locaux. La coopération de services étrangers, notamment européens, a été sollicitée.

D’ores et déjà, une source policière évoque « des types aguerris à première vue et parfaitement entraînés, que les témoins décrivent comme assez jeunes et sûrs d’eux ». La question de leur entraînement et d’un éventuel séjour en zone de jihad, notamment en Syrie, est posée selon des sources policières.

Comment étaient-ils armés ?

D’après les témoignages recueillis, les assaillants qui se sont attaqués aux bars-restaurants du Xe et XIe arrondissement étaient très lourdement armés, au moins de Kalachnikovs. Par ailleurs, donc, six terroristes portaient des ceintures d’explosifs.

Comment ont-ils procédé ?

Difficile de savoir. Si toutes les fusillades dans le Xe et le XIe arrondissement, ainsi que la prise d’otages au Bataclan se trouvent dans un petit périmètre d’à peine 1 km, il n’est pour le moment pas clair de savoir combien d’équipes ont opéré. D’après BFM, les enquêteurs pencheraient pour deux équipes différentes, sachant que 4 terroristes sont morts dans le Bataclan et un Boulevard Voltaire. Mais plusieurs témoignages parlent de deux tireurs dans le 10e arrondissement. Certains les ont vus à pied, d’autres en voiture.

Y a-t-il des complices ou des terroristes dans la nature ?

Là encore, rien n’est confirmé. Mais El Pais parle de deux complices qui sont recherchés. En Allemagne, un quotidien rapporte qu’un homme suspecté de terrorisme et qui voulait se rendre en France a été arrêté.

Mais certaines sources évoquent la possibilité de complicité :

Pour François Hollande, c’est clair, l’acte est « un acte de guerre de Daesh », « préparé, organisé, planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures, que l’enquête permettra d’établir ».

L’enquête devra établir s’il y a encore « des complices ou coauteurs dans la nature », a expliqué dans la nuit de vendredi à samedi le procureur de Paris François Molins.

Y a-t-il des revendications ?

En fin de matinée, l’organisation de l’Etat islamique a revendiqué officiellement via un communiqué les attentats de vendredi soir. Mais auparavant, cela ne faisait déjà guerre de doute pour François Hollande qui avait incriminé l’organisation terroriste. Les témoignages recueillis dès vendredi soir laissaient déjà penser que Daesh était probablement derrière ces attaques. « Je les ai clairement entendus dire aux otages « c’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie ». Ils ont aussi parlé de l’Irak », a rapporté un témoin au Bataclan. Selon d’autres sources, ils auraient également crié « Allahou Akbar ».