Attaques en série à Paris: «On a entendu des coups de feu dans tous les sens. Les gens se sont mis à courir»

TIRS A L'ARME AUTOMATIQUE Aux alentours du Bataclan, une fusillade a éclaté et une prise d'otages est en cours...

Anissa Boumediene et Jane Hitchcock

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Des personnes évacuées après une attaque au Bataclan qui a fait au moins 15 morts à Paris, le 13 novembre 2015
Des personnes évacuées après une attaque au Bataclan qui a fait au moins 15 morts à Paris, le 13 novembre 2015 — KENZO TRIBOUILLARD AFP

Plusieurs attaques à Paris et dans le secteur du Stade de France (Seine-Saint-Denis) ont fait vendredi soir au moins 40 morts, selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, et une prise d’otages était en cours au Bataclan dans le centre de la capitale.

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Pour l’heure, une centaine de personnes seraient retenues en otage au Bataclan, une salle de spectacle située boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement de la capitale. A quelques mètres de là, au restaurant Le Baromètre, un serveur témoigne : « On avait 70 clients dans l’établissement quand on a entendu des coups de feu dans tous les sens. Les gens se sont mis à courir… », raconte le jeune homme. « Tout le monde s’est réfugié dans notre cour intérieure ».

« Les policiers nous ont demandé de faire de la place pour accueillir les blessés »

La police est arrivée peu après. « Les policiers nous ont demandé de faire de la place pour accueillir les blessés », poursuit le serveur, dans un brouhaha de chaises et tables déplacées dans le restaurant et les sirènes des véhicules de secours. « Je ne sais pas combien de blessés il y a exactement mais les pompiers approchent… », explique-t-il, paniqué.

Non loin de là, au restaurant La Gondola, situé rue Oberkampf, une femme raconte : « Il y a eu un homme blessé juste devant le restaurant. Il s’est fait tirer dessus à la kalachnikov, à la tête. La police est arrivée tout de suite et l’a évacué. On nous a demandé de nous plaquer au sol, puis de nous réfugier dans la cuisine. On a éteint toutes les lumières. On est toujours cachés là, dans le noir. La police et les pompiers sont devant. Ce n’est pas fini… »