« Les choses que les hommes ne sauront jamais »: Le sexisme ordinaire fustigé par un homme

DISCRIMINATION Un plaidoyer partagé par plus de 22.000 personnes à ce jour ...

20 Minutes avec agence

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Baptise Beaulieu en 2013
Baptise Beaulieu en 2013 — Capture d'écran - Le Figaro - Jean Marc Gourdon

« Pardon pour elles, mais ce texte s’adresse avant tout aux hommes. » C’est ainsi que le blogueur et médecin Baptiste Beaulieu prévient les femmes qui pourraient lire sa tribune sur le sexisme ordinaire, publiée le 9 novembre sur Facebook ainsi que sur le site d’Aufeminin.

Pour « les hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais »

Du conseiller dans un magasin de bricolage qui répond au mari quand c’est l’épouse qui pose la question, à la mère qu’on appelle en priorité plutôt que le père quand son enfant vomi à l’école, en passant par les insultes lancées à une femme pour la simple raison qu’elle porte une jupe, l’auteur énonce les nombreux cas où la femme est discriminée en raison de son sexe ou victime de clichés. En somme, un message pour « les hommes qui ne savent pas et qui ne sauront jamais ».

Il confie : « Je sais, cependant, que plus j’accumulerai de conquêtes féminines plus je serai un tombeur, mais je ne saurai jamais ce que ça fait de se faire traiter de chaudasse, ou salope, parce que je suis une femme et que je prétends aux mêmes droits à la sensualité que les hommes […] De même, on ne m’a jamais demandé : "Et le bébé c’est pour quand ?" au cours d’un entretien d’embauche […] Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce que ça fait de réduire mon indignation d’être humain à un simple désordre hormonal en un réducteur et lapidaire : "T’as tes ragnagnas, ou quoi ?", digne successeur du "T’as un trouble hystérique, ou quoi" du 19ème siècle. (Pour les tordus de philo : « Le sexisme c’est emprisonner quelqu’un à l’extérieur de ce qu’il est. » Vous avez 4 heures).»

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L’auteur appelle les internautes à partager son message 

Ce dernier, qui s’indigne également du manque d’égalité salariale entre hommes et femmes ajoute : « Est-ce que je suis en colère quand, étant une femme travaillant dans un pays européen, j’apprends que depuis le lundi 2 novembre au soir, je ne suis plus payée ? (Oui, oui, en Europe, un employé femme gagne en effet en moyenne 16 % de moins qu’un employé homme. Rapporté sur 365 jours, c’est comme si elles étaient rémunérées cinquante-neuf jours DE MOINS par an !) Je crois que oui, je serais en colère. Très en colère. »

En guise de conclusion, il appelle les lecteurs de sa tribune à partager son message avec ses amis et son entourage « pour que les choses changent ». Un conseil largement suivi puisque le texte a été partagé plus de 22.000 fois sur le site. De quoi susciter le débat chez la gent masculine.