«Respirer dans les transports nuit à la santé» s'alarme la CFDT

POLLUTION Les représentants des salariés de la RATP et de la SNCF souhaitent davantage de garanties à l’occasion de la COP21…

20 Minutes avec AFP
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Un métro quitte la station Front populaire, à Paris le 18 décembre 2012
Un métro quitte la station Front populaire, à Paris le 18 décembre 2012 — Joel Saget AFP

Dans quelques semaines, la France accueillera la COP21, une conférence internationale pour le climat. A l’occasion de ce rassemblement, la CFDT, l’un des syndicats de salariés de la RATP et de la SNCF, tente de sensibiliser usagers et responsables politiques à la dégradation de la qualité de l’air dans les transports. Ce mardi, plusieurs membres de la CFDT distribuaient des tracts à la station Charles-de-Gaulle Etoile à Paris, précise l’AFP, pour informer les passants du risque de pollution présent dans réseaux de transports souterrains et dans les gares.

« On veut que le sujet soit à la COP 21 » et que « les salariés ne soient pas les oubliés de la COP 21 », a déclaré le numéro un de la confédération Laurent Berger, présent à la station de métro et de RER. Le secrétaire général de la CFDT s’est toutefois félicité d’une évolution des mentalités. « On voit une prise de conscience qui commence à s’opérer chez les employeurs », a-t-il estimé.

Un plan d’action lancé en mai

Après plusieurs actions similaires en mai dernier, un plan a été lancé par la SNCF pour améliorer les conditions de travail de ses salariés. Parmi les mesures engagées par l’entreprise, on note l’instauration de bornes de mesure permanentes des particules fines, dont les résultats seront disponibles dès janvier sur le site Airparif, un renforcement de la ventilation ou encore l’installation de purificateurs d’air dans les lieux d’accueil et de vente.

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Les particules fines y sont en concentration plus élevée qu’à l’extérieur. Elles sont générées notamment par la friction des freins des rames sur les roues et du contact entre les roues et les rails. En septembre, l’Agence nationale en charge de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait par ailleurs conclu à « l’existence d’un risque sanitaire respiratoire et cardiovasculaire » pour les travailleurs des enceintes ferroviaires souterraines régulièrement exposés.