VIDEO. Affaire Omar Raddad: Des traces ADN «exploitables» retrouvées

JUSTICE L'homme a été accusé du meurtre de Ghislaine Marchalmais, ce qu'il a toujours nié...

W.M. avec AFP
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Omar Raddad en 1998.
Omar Raddad en 1998. — HADJ/BORDAS/SIPA

Des traces ADN « exploitables » ont été retrouvées dans le cadre de l’affaire Omar Raddad, selon une source judiciaire.

L’information avait été révélée mi octobre par le criminaliste Roger-Marc Moreau sur son blog spécialisé. Ce jeudi, c’est une source judiciaire qui confirme que de l’ADN exploitable va pouvoir être analysé.

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Omar Raddad, un jardinier marocain a été condamné en 1991 du meurtre de sa patronne Ghislaine Marchalmais. Ce qu’il a toujours nié.

Prudence

Cette nouvelle expertise a été réalisée à la demande de l’avocate d'Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, s’appuyant sur une loi de 2014 visant à assouplir les conditions de révision d’un procès.

Ces traces n’ont pas encore été exploitées et doivent l’être « dans les mois qui viennent », selon le parquet. Ce dernier souligne qu’il convient de « rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces », qui « peuvent provenir des protagonistes de l’affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits ».

Clamer son innocence

Sur deux portes, des inscriptions avaient été écrites: «Omar m'a tuer» et «Omar m'a t» avec le sang de la victime. Me Noachovitch espère que l'exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le «véritable» meurtrier. Omar Raddad espère obtenir la révision de son procès. Il n'a eu de cesse de clamer son innocence. Il en veut pour preuve deux empreintes ADN retrouvées sur les lieux du crime et qui ne correspondent pas aux siennes. La justice a cependant refusé en 2002 un nouveau procès.

Omar Raddad a bénéficié d'une libération conditionnelle le 4 septembre 1998, après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.