Accord entre le patronat et trois syndicats sur les retraites complémentaires

RETRAITES Le Medef applaudit cet accord qui n'a pas été signé par la CGT et FO…

20 Minutes avec AFP

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Des militants syndicalistes lors d'une manifestation pour les retraites.
Des militants syndicalistes lors d'une manifestation pour les retraites. — AFP

Huit mois de négociations auront été nécessaires pour aboutir à un accord sur les retraites complémetaires. Le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont validé ce vendredi un accord destiné à renflouer les caisses déficitaires des retraites complémentaires Agirc-Arrco, ont annoncé les participants à l'issue d'une ultime séance au siège du Medef.

Cet accord, qui doit être formellement signé dans les jours prochains, incite les salariés à travailler une année de plus à partir de 2019. Ils devront par ailleurs réunir les conditions d'une retraite à taux plein (âge et durée de cotisation). Sinon, ils subiront une décote de 10% de leur pension complémentaire pendant deux, voire trois ans.

«Objectif atteint» pour le Medef

«C'est un bon accord pour l'ensemble des partenaires signataires, puisque nous somme six (Medef, CGPME, UPA pour le patronat, ndlr) à signer» a déclaré devant la presse le négociateur du Medef, Claude Tendil.

«Inciter les gens à travailler plus longtemps, et donner un système optionnel de retraite à la carte (...), c'était mon objectif de départ. A l'arrivée cet objectif est atteint, c'est pourquoi je signe l'accord», avait-il expliqué un peu plus tôt, se félicitant d'être parvenu à «lever un tabou».

Les syndicats CGT et FO refusent de signer

«C'est un accord équilibré, compliqué aussi parce qu'il demande des efforts aux salariés et aux retraités. Les entreprises vont être mises à contribution également», a renchéri Jean-Louis Malys (CFDT).

Comme prévu, la CGT et Force ouvrière, qui ont assisté à la réunion, ont refusé de signer cet accord, qui ouvre selon eux la voie à un report de l'âge de départ à la retraite.

«On n'a pas fini d'entendre parler de ce texte», a prévenu Eric Aubin (CGT), le qualifiant de «régression», Philippe Pihet (FO) fustigeant un «accord déséquilibré».