Accident en Gironde : « Il faudra trois semaines pour effectuer le processus d’identification des victimes »

LIVE Revivez les événements après la collision qui a coûté la vie à au moins 43 personnes, ce vendredi, près de Libourne (Gironde)…

C.C.M

— 

Un important dispositif de sécurité est sur place.
Un important dispositif de sécurité est sur place. — 20 Minutes Bordeaux

Un accident entre un camion et un bus s’est produit à 7h30 sur la commune de Puisseguin, sur la départementale 123, dans le Libournais (Gironde). Le bilan est lourd : au moins 43 personnes ont péri. Pour tout savoir sur ce drame:

Enquête: Comprendre pourquoi le car s'est embrasé

Portrait: Le chauffeur de bus a sauvé des passagers

Témoignage: «C'est un virage dangereux, incliné à l'envers»

Eclairage: Que prévoit le plan ORSEC?

20h51 : Ce live est désormais terminé. La journée a été marquée par de nombreuses réactions, les condoléances de nombreux politiques. Le bilan n’est pas définitif puisque le nombre de personnes présentes dans le bus n’est pas clairement indiqué. Il y a au moins 43 morts à ce jour. Merci de nous avoir suivis et à samedi pour les suites de cette enquête.

19h45: Les premiers mots des proches des victimes sont terribles.

19h40: Le procureur n'a pas le chiffrage exact des victimes : «41 ou 42» personnes sont mortes dans le bus, déclare-t-il pour le moment.

19h35: «A ce jour, les notions de vitesse ne peuvent pas être précisées.»

19h32 : « Nous avons des experts en véhicule pour analyser la carbonisation. Nous allons voir comment étudier les éléments encore présents. Ils ont été exposés à de fortes températures. »

19h30 : « On a plusieurs listes dont une liste de personnes qui étaient dans le bus. Encore faut-il qu’elle soit exploitable. On a des informations sur l’extraction de 8 personnes du bus avec l’aide du chauffeur du bus. Mais là aussi, il nous faut des informations complètes. »

19h28 : « Il y a eu un choc, un feu qui s’est propagé, mais les investigations ne sont pas suffisantes pour déterminer la raison originelle de ce drame. Le chauffeur du car n’est plus à l’hôpital. Il est entendu en tant que témoin. Je ne confirme pas qu’il ait vu le camion à l’arrêt sur la route. »

19h26 : «L’enquête sur le fond prendra un certain temps. On verra dans quelles conditions cet accident a eu lieu. Sur le déroulement de l’accident, on en est aux premières investigations. Le recueil des témoignages. Il faut que l’on croise les informations et que l’on modélise sur la départementale D17.»

19h25 : « Il faudra trois semaines pour effectuer le processus d’identification. C’est ce qui a été annoncé aux familles. »

19h23 : « Une identification des corps sera effectuée en deux grandes étapes. 1 Relevés des victimes, regarder avec les médecins légistes les éléments caractéristiques des dépouilles. Les éléments ADN, empreintes digitales, etc. 2. L'aspect familial, afin de procéder aux comparaisons avec les proches. On va apporter des éléments d'identifications qui vont nous aider au processus d'identification. Mais tout dépend de l'état des victimes.»

19h22: Le procureur de la République s'exprime sur l'enquête. «La route sera bloquée trois jours dans le cadre de l'enquête. Une cellule psychologique a été mise en place.»

19h10: L'héroisme du chauffeur de l'autocar qui a pris feu vendredi a été souligné par le doctoeur Flipot, généraliste appelé en urgence sur le lieu de l'accident. Il a été «héroïque» pour sortir des rescapés de l'autocar «au péril de sa vie», se faisant «lécher» par les flammes au passage.

«Il a eu un réflexe héroïque au péril de sa vie», a expliqué à l'AFP le Dr Philippe Flipot, médecin généraliste à Puisseguin, qui a été appelé à son cabinet tôt vendredi pour une toute première prise en charge des rescapés, dans une cellule de crise mise en place dans le village.

«Il a été héroïque. C'est lui qui a aidé, comme il a pu, les rescapés à sortir du car», a ajouté le médecin. «D'ailleurs il avait le visage cramoisi, il a sans doute été légèrement léché par les flammes». Le chauffeur, a indiqué le colonel de gendarmerie Ghislain Réty, a «pu actionner, ouvrir les portes» de son autocar juste avant la collision avec le poids lourd, qui, «selon les premières constatations, était en portefeuille en travers de la route». «Après le choc, le car s'est embrasé très, très rapidement».

Le chauffeur, qui s'est confié au médecin, était «en état de choc. Peu après mon arrivée, il s'est effondré en larmes», a déclaré le Dr Flipot. A la cellule de crise, le médecin a dit avoir vu huit rescapés et a aperçu une «une femme allongée sur un brancard et brûlée au 3e degré sur 20% de la surface du corps». Un autre rescapé avait «une brûlure au visage, mais assez superficielle», d'autres «encore avaient des traumatismes crâniens ou des contusions légères».

19h00: Cette route n'était pas un «point noir» affirme Alain Vidalies à France Info. «J’ai procédé à la vérification. La route avait été refaite en 2011. C’est une bonne route départementale, avec la signalisation nécessaire. Elle n’avait pas été signalée ni repérée. Ce n’était pas un point noir du point de vue de la circulation routière ou de la dangerosité», affirme len Ministre des Transports.

 

18h52: Le chauffeur routier était expérimenté selon son entreprise. L'homme qui est décédé avec son fils de trois ans dans la collision travaillait dans une société de transport familiale de l'Orne et était «expérimenté», a-t-on appris auprès de la direction de l'entreprise.

Le conducteur, Cyril Aleixandre, âgé d'une trentaine d'années, était allé livrer du bois et revenait dans l'Orne, à Saint-Germain-de-Clairefeuille, où est basée son entreprise, la société Aleixandre. Il était le fils du responsable de l'entreprise, une petite société familiale créée en 1981 et qui compte cinq à six camions.

Le chauffeur y travaillait «depuis longtemps» et était «expérimenté», a précisé la direction qui n'a pas donné d'éléments expliquant la présence du petit garçon dans le camion. «La famille est accablée, le père et le frère du conducteur, en état de très grand choc,» sont partis sur place et ont été reçus par les gendarmes à Libourne, a-t-on ajouté de même source.

18h45: Le pape adresse ses condoléances aux familes des victimes.

Dans un message transmis à l'archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, le pape François dit «s'associer par la prière à la peine des familles endeuillées». «Il exprime sa proximité spirituelle aux personnes blessées et à leurs familles, ainsi qu'aux secouristes», écrit le cardinal Pietro Parolin, le secrétaire d'Etat du souverain pontife.

18h30: Le chauffeur du camion venait de livrer sa marchandise de bois et s'apprêtait à rentrer dans l'Orne. Selon BFM TV, le père et l'oncle de ce conducteur, âgé d'une trentaine d'année, ont été entendus par les gendarmes. La victime et son père dirigeait une petite entreprise familiale qui emploie une dizaine de salariés.

18h25: A lire, le reportage de notre envoyée spéciale au Petit-Palais-et-Cornemps. Le village est sous le choc depuis le drame.

18h00 : Les habitants de Petit-Palais sous le choc
La population du village de Petit-Palais-et-Cornemps est sous le choc : parmi les 41 victimes qui ont péri dans le bus, beaucoup habitaient cette commune. Les témoignages bouleversants font état du choc et de la douleur ressentie. «J'ai perdu trop de monde d'un seul coup», raconte, bouleversé, un habitant à l'AFP. Il vient de perdre «un frère, des voisins, des amis». 

>> A lire aussi : le reportage de notre envoyée spéciale à Petit-Palais

Dans ce village, qui vit principalement des vignes aux alentours, «tout le monde se connaît», dit une autre habitante. «On n'arrive pas à réaliser que tous ces gens sont partis, la violence de cette mort. On a du mal à imaginer tous ces gens, ce bus en feu...».

17h38 : Le chauffeur du camion était originaire de l’Orne
Contrairement à ce qui avait été annoncé dans l’après-midi par la gendarmerie, le chauffeur du camion n’était pas originaire de la Mayenne mais de l’Orne. La remorque de son camion est immatriculée en Mayenne. Elle appartiendrait à une entreprise de Louverné, spécialisée dans la grumerie.

16h55 : Le lieu de l’accident, une zone dangereuse ?

Le caractère accidentogène de la portion de route où a eu lieu l’accident est pointé du doigt par des habitants de la région. « Combien de voitures j’ai vu tomber dans le fossé, dans les vignes, sur cette route qui est très dangereuse en bas », témoigne à l’AFP une personne dont des membres de la famille ont été blessés.

Selon le Conseil départemental de la Gironde, le virage de Puisseguin, qui est signalé par des balises, n’a enregistré aucun accident depuis 5 ans. Son revêtement a été refait en 2011. La RD 17 où a eu lieu la collision est moyennement fréquentée : 2 600 véhicules l'emprutent par jour.

16h48 : Une chapelle ardente dressée à Puisseguin
Une chapelle ardente est en train d’être dressée à Puisseguin, afin de permettre aux familles et aux proches des victimes qui le souhaitent de se recueillir. Les corps des défunts sont toujours sur les lieux du drame. Selon le colonel de gendarmerie Ghislain Réty, leur identification débutera « progressivement à partir de samedi matin »

16h37 : L’éclatement du réservoir d’essence pourrait être à l’origine de l’accident

La chaîne iTélé a diffusé une reconstitution en 3D de l’accident. On y voit le camion dont la cabine était d’équerre sur la route et le bus dans l’impossibilité de l’éviter. L’éclatement du réservoir d’essence du camion pourrait être à l’origine de l’incendie immédiat.

16h31 : Le bus, un moyen de transport habituellement sûr
Le député de Gironde Gilles Savary, spécialiste du transport, estime que « ce terrible drame ne doit pas nous faire oublier que le car est un mode de transport dix fois plus sûr que la voiture individuelle », ajoutant que « les accidents de car, toujours très meurtriers, restent néanmoins rares, par rapport aux 65.000 bus et cars en circulation en France ».

« Le car demeure l’un des modes de transport dont le risque d’accident mortel est le plus bas selon une étude paneuropéenne. Le nombre de morts par milliard de voyageurs-kilomètre pour les deux roues est de 52,593, contre 4,45 pour la voiture individuelle, 0,433 pour les bus et cars, 0,156 pour le train, 0,101 pour l’avion », détaille l’élu.

Un mode de transport « plus sûr que la voiture »

Des propos confirmés à l’AFP par Bertrand Mouly-Aigrot, spécialiste des transports et associé chez Archery Strategy Consulting, pour qui « Le transport par autocar est beaucoup plus sûr que la voiture. Les conducteurs sont des professionnels qui font l’objet d’un suivi régulier. Les véhicules sont plus contrôlés et roulent moins vite ». « Que ce soit dans l’aérien, le ferroviaire, ou les transports publics, les accidents sont des drames qui suscitent toujours beaucoup d’émotion. Mais ils restent extrêmement rares », note-t-il encore.

16h26: Pourquoi le car s'est embrasé?

Dans les commentaires, Dyllan s'interroge sur les circonstances qui ont conduit à l'embrasement du car de tourisme. C'est justement la principale question que se posent les enquêteurs de la gendarmerie nationale.  L'un de ses porte-paroles a d'ailleurs tenu une conférence de presse pour donner les premières orientations de l'enquête. Un article à retrouver par ici...

16h04 : Un début de scénario se dessine

Il ne s'agirait pas d'une collision frontale, comme on a pu le croire dans un premier temps face à la violence du choc. Un instant avant le choc, le chauffeur du bus a semble-t-il vu le camion arrêté au milieu de la route et a incliné sa trajectoire. La collision latérale pourrait être à l'origine de l'embrasement du réservoir, une hypothèse que seule l'enquête pourra confirmer. 

Le virage où a eu lieu l’accident est une zone à risque car sans aucune visibilité. Toute anticipation de la collision était impossible.

15h30 : La gendarmerie tient une conférence de presse 

Selon la gendarmerie qui tient un point presse à Puisseguin, la totalité des corps des victimes sont encore dans l'autocar. Le lieu du drame va rester bouclé jusqu’à l’évacuation des victimes, qui pourrait prendre 3 jours.

250 gendarmes sont actuellement mobilisés pour identifier les victimes, débuter l’enquête et sécuriser les lieux aux abords de l’accident.

Le chauffeur du bus a pu être entendu mais reste « extrêmement choqué ». L’un des principaux point d’interrogation reste la raison pour laquelle le bus a pris feu immédiatement après la collision. Aucune explication n’a été avancée par les gendarmes.

L’enfant dont le corps a été retrouvé dans la cabine du camion, âgé de 3 ans, serait bien le fils du chauffeur. Ce dernier venait de l'Orne. Le camion, qui était équipé d’une remorque, voyageait à vide.

15h10 : Le corps d'un enfant aurait été retrouvé dans la cabine du camion

Selon une information d'Europe 1 confirmée par nos sources, le corps d'un enfant a été retrouvé dans la cabine du camion calciné. L'enfant, qui se trouvait «aux côtés du chauffeur de poids lourd» selon la préfecture de Gironde, serait le fils du chauffeur, lui aussi mort dans l'accident. Cette découverte porte le bilan du drame à 43 morts. 

14h38 : Manuel Valls n’ira pas à Petit-Palais, d’où venaient les victimes

Un temps envisagée, la visite du Premier ministre à Petit-Palais-et-Cornemps, d’où venaient la majorité des victimes du drame, n'aura pas lieu. Certains habitants ont exprimé leur déception. 

14h23 : Le comportement héroïque du chauffeur salué

Sur Europe1, l’un des premiers secouristes à être arrivés sur place, le docteur Philippe Flipot, a donné des détails sur l’action du chauffeur juste après l’accident. Légèrement blessé, celui-ci a semble-t-il « réussi à ouvrir les portes » et aidé à évacuer des passagers « au péril de sa vie, puisque les flammes l’ont léché ». Il a ensuite brisé les vitres du véhicule pour tenter d’en évacuer d’autres.

14h14 : Alain Juppé propose l’aide de sa commune de Bordeaux

Le maire de Bordeaux a indiqué sur Twitter qu’il proposait l’aide de sa ville. Il a également fait part de sa tristesse et salué l’action des gendarmes et des sapeurs-pompiers.

13h32: Les images aériennes de l'accident ont été diffusées par France 3
On y découvre effectivement une route sinueuse et étroite.

13h26: Pour Noël Mamère, élu de Gironde, l'état de la route est à mettre en cause.

Le député écologiste du département a mis en cause sur Europe 1 l'entretien des routes départementales, et estimé que la libéralisation du transport en autocar n'allait pas dans le sens d'une plus grande sécurité. «Je partage la douleur des familles. Je connais bien cette petite route que je fréquentais souvent à bicyclette», a expliqué Noël Mamère dans Europe Midi. «Ce que l'on sait, c'est que ce virage où a eu lieu l'accident est un virage dangereux et accidentogène», a-t-il affirmé. «Il y a déjà eu plusieurs accidents. Les services concernés par la sécurité et les infrastructures le savent depuis longtemps. Ça pose donc la question de savoir si on doit continuer à gaspiller des milliards d'euros dans des projets d'autoroutes et de grandes infrastructures, au détriment de l'entretien et de la sécurité des routes départementales».

13h20: Une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale.

«C'est un accident dramatique, catastrophique», le plus meurtrier depuis 33 ans en France, a déclaré la ministre de la Santé Marisol Touraine, demandant cette minute de silence dans «le lieu de rassemblement de la communauté nationale».

«Je veux exprimer l'émotion du gouvernement, dire que nous sommes collectivement mobilisés», a-t-elle ajouté en fin de matinée, à l'issue des débats sur le projet de budget de la Sécurité sociale, dont le vote solennel est prévu mardi.

«L'hôpital de Libourne a tout mis en place pour accueillir soit les personnes décédées, soit les blessés, et il y en a de très graves», a précisé Mme Touraine.

13h18 : « L’enquête, sous l’autorité du procureur, commence immédiatement » annonce Manuel Valls

« C’est une catastrophe effroyable, nous n’avions pas connu de telle catastrophe depuis plus de 30 ans », a-t-il souligné, précisant que sur les huit rescapés, « quatre sont dans un état particulièrement grave ». Les passagers de l’autocar, « des personnes âgées, se rendaient en excursion pour une journée, ils devaient rentrer chez eux ce soir », a-t-il ajouté.

« Afin de faire toute la lumière sur les causes de cet accident, les experts de l’Institut de recherche de la gendarmerie ont été immédiatement dépêchés sur les lieux, et l’enquête, sous l’autorité du procureur, commence immédiatement », a encore dit le Premier ministre.

« A travers ma présence, celle de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, celle d’Alain Vidalies, secrétaire d’Etat en charge des Transports, à travers la présence ici de tous les élus, parlementaires, maires, de ce département et de ce territoire (…), nous voulons bien sûr exprimer notre peine, notre compassion, et notre soutien à l’ensemble des familles, des proches des victimes », a déclaré Manuel Valls

13h15 : A la mi-journée, pour faire le point sur cette tragédie, nous vous conseillons cette synthèse récapitulative. Quel est le bilan ? Dans quelles circonstances l’accident s’est-il produit ? Qui étaient les occupants du car ? Toutes les réponses sont dans l’article.

 

13h13: Du côté de la majorité, Christiane Taubira livre également un message de condoléances.

 

13h08: Au nom des Républicains, Nicolas Sarkozy présente à son tour ses condoléances.

 

12h50: «C'est un choc terrible pour la France», dit Valls

«C'est un choc terrible pour la France. La France et les Français sont en deuil», a déclaré le Premier ministre, venu en Gironde avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies.

12h20 : Le travail d’identification des victimes se poursuit

Selon les services en charge de l’identification des victimes, le processus pourrait être encore long. Pierre Dartout, préfet de la région Aquitaine et du département de la Gironde, a précisé que ce travail « est opéré avec les maires des communes voisines d’où seraient originaires les personnes âgées » et sous la direction de la Gendarmerie.

Le lieu de l’accident est bouclé, de même que le centre de Puisseguin. 

12h06 : François Hollande annonce qu'il se rendra sur place 

Le Président de la République a fait savoir qu'il se rendra sur les lieux du drame «le moment venu».

Le Premier ministre Manuel Valls est actuellement à proximité du lieu de la catastrophe.

11h57 : Le chauffeur du bus a réussi à évacuer quelques passagers

D’après le maire de Puisseguin, Xavier Stubblet, « Le chauffeur du bus est légèrement blessé ». « Il a eu le réflexe salutaire d’ouvrir les portes pour permettre au maximum de passagers de quitter le bus », a-t-il déclaré à des journalistes sur place. Il aurait apparemment vu le camion en travers de la route mais malgré ses efforts, n’aurait pas pu éviter l’accident.

D’après des personnes vivant à proximité du drame et contactées par 20 Minutes, le chauffeur est un jeune homme d’une trentaine d’années. Lui et son frère viennent de monter la compagnie de car qui transportait le groupe de personnes âgées. Tous deux vivent à proximité des lieux de l’accident.

11h50 : Manuell Valls arrive sur les lieux du drames

Manuel Valls, qui avait annoncé tôt se matin qu'il se rendrait sur les lieux de l'accident, vient d'arriver à Puisseguin aux côtés de Bernard Cazeuneve. 

11h32 : Alain Juppé vient d'arriver sur les lieux 

11h30 : Pour Noël Mamère, député de Gironde, le lieu du drame était accidentogène

Pour le député écologiste de Gironde Noël Mamère, le lieu de l’accident était identifié comme dangereux. «Pour ceux qui connaissent bien cet endroit, ce qui est mon cas, l’endroit où a eu lieu l’accident, c’est un virage extrêmement dangereux qui est considéré comme très accidentogène», a-t-il souligné sur iTELE.

Le député a également estimé que le drame devait « interroger sur les choix politiques qui sont faits en matière d’infrastructures » et qu’« il manqu(ait) » un ministre sur le terrain : « M. (Emmanuel) Macron, qui a décidé de libéraliser le transport par autocar ».

11h22 : Le plan Orsec déclaré 

Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a déclaré que le plan Orsec était déclaré et a ajouté que Bernard Cazeneuve suivait « minute par minute l’évolution des opérations qui sont la priorité, ainsi que la prise en charge des victimes.»

Accident en Gironde : Que prévoit le plan Orsec?


La mise en place du plan Orsec permet l'organisation des secours sous une direction unique (DOS), répartie en cinq services et adaptée à la nature et l'ampleur de l'évènement: premiers secours et sauvetage (assurés par les Sapeurs-pompiers et les Associations de secours), soins médicaux et entraide (assurés par la DDASS et le SAMU), police et renseignements (assurés par la Police nationale et la gendarmerie), liaisons et transmissions (assurés par le Service de Transmission de l'Intérieur), transports et travaux (assurés par la DDE et le conseil général).

11h18 : Le président du Conseil régional d’Aquitaine parle d’un « accident terrible »

Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, a réagi sur RTL : « À l’instant où l’on parle, tout est mis en œuvre par les forces d’intervention, les pompiers, la gendarmerie et le Samu pour sauver des vies qui ont été épargnées par cet incendie horrible, cet accident terrible ». Il a insisté sur sur le soutien à apporter aux familles et aux victimes.

11h09 : Le maire de Puisseguin donne des précisions sur le drame

«Manifestement, c'est le camion qui a perdu le contrôle de son véhicule et qui s'est mis en travers de la route», explique Xavier Sublett, maire de Puisseguin, sur RTL. Il précise que le bus avait vu venir l'accident. «Il a tenté de l'éviter mais le camion est venu le percuter et il n'a rien pu faire à part activer le mécanisme d'ouverture des portes pour permettre à quelques-uns de sortir, ce qui a été le cas», a-t-il déclaré.

11h05 : Le chauffeur du bus rescapé

Le chauffeur du bus a miraculeusement échappé au drame. Son témoignage devrait permettre de comprendre les circonstances exactes de l’accident.

10h56 : Premières réactions des politiques

Premières réactions politiques sur Twitter suite au drame. Le Premier ministre Manuel Valls apporte son soutien aux familles des victimes et Nicolas Sarkozy exprime également son émotion.

Un numéro a été mis en place et relayé par le ministère de l'Intérieur.

10h36 : Le recensement des victimes en cours

Le recensement des personnes décédées est en cours, sous encadrement de la gendarmerie. 

Une cellule d’aide psychologique a été installée pour les familles et les proches des victimes dans l’école de Puisseguin.
>> A lire aussi : Les derniers éléments recueillis par notre envoyée spéciale sur place

Parmi les 8 rescapés, on compte 2 brûlés et 2 victimes de traumatisme crânien. Elles ont été acheminées vers Bordeaux. Les 4 autres personnes sont indemnes.

10h33 : Une première image des lieux du drame diffusée

10h23 : Les blessés pris en charge

Certains blessés graves pourraient être héliportés à Bordeaux pour être soignés. 

10h10 : François Hollande s'exprime de nouveau via un communiqué

Le Président de la République s'est de nouveau exprimé, cette fois par communiqué de presse. Il parle d'une «une immense tragédie» et confirme la venue sur place du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et du secrétaire d’Etat au transport. Il affirme que «Toute la lumière sera faite sur les circonstances de ce drame».

 

 

J’adresse aux proches des victimes mes sincères condoléances et les assure de la solidarité de toute la Nation.

09h48 : Manuel Valls est en route pour Libourne

Selon une information de France 3 Gironde, le Premier ministre serait en route pour les lieux du drame.

09h40 : Réaction de François Hollande depuis Athènes

Le Président de la République s’est exprimé depuis Athènes, où il est en visite officielle, déclarant que le gouvernement français « est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie ». Il s'est dit «plongé dans la tristesse à cause de ce drame».

9h38 : Le camion pourrait être à l'origine de l'accident

Le camion de bois aurait bloqué la route et aurait été percuté de plein fouet par le bus, les deux engins prenant alors feu. La route sur laquelle a eu lieu l’accident est une départementale très étroite.

 

Les 8 personnes rescapées ont pu briser les vitres du bus et ainsi échapper aux flammes.

9h26 : Les ministres de l’Intérieur et des Transports attendus sur place

Gilles Savary, député PS de Gironde, parle d’un « accident monstrueux ». De gros moyens ont été mis en place : 70 pompiers et 20 véhicules de secours sont à l’œuvre. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le ministre des Transports Alain Vidalis sont attendus à 11h.

9h22 : Le résumé de l'accident en vidéo

Le service vidéo de 20 Minutes a résumé ce que l'on sait en vidéo.

9h12: Le bilan s'alourdit

Le bilan vient de passer de 39 à 42 victimes. Selon les secours, il n'y aurait que quelques rescapés. Les passagers se sont retrouvés pris au piège des flammes.

Les victimes étaient des personnes âgées originaires du village de Petit-Palais-et-Cornemps et membre du club du troisème âge. Elles venaient de prendre la route au moment du drame.

Il s'agit de l'accident de la route le plus meurtrier en France depuis celui de Beaune en Côte d'or, en 1982, qui avait coûté la vie à 53 personnes, en grande majorité des enfants.