Détecteurs de fumée: 3 conseils pour éviter les fausses alertes

CONSO Depuis que les détecteurs de fumée sont obligatoires dans tous les lieux d’habitation, les cas de déclenchements intempestifs de ces appareils se multiplient…

Anissa Boumediene
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Depuis le 8 mars 2015, tous les logements doivent être pourvus d'un détecteur de fumée.
Depuis le 8 mars 2015, tous les logements doivent être pourvus d'un détecteur de fumée. — Philippe Huguen AFP

Les déclenchements intempestifs de détecteurs de fumée coûtent cher aux pompiers et tapent sur le système des particuliers. Depuis l’entrée en vigueur de la loi Morange, selon laquelle tous les logements doivent être équipés de ce dispositif, le nombre d’interventions inutiles des pompiers a explosé. Avec à la clé un coût de 300 euros par sortie et des équipes mobilisées pour rien. Et sur les réseaux sociaux, les internautes sont nombreux à se plaindre de l’alarme qui retentit inopinément. Pourtant, des mesures simples permettent d’éviter ces désagréments.

Bien choisir son détecteur de fumée

Selon une étude* publiée ce jeudi, plus de huit foyers sur dix (82 %) sont équipés d’un détecteur de fuméePour les autres, il est grand temps de le faire, mais pas n’importe comment. Mieux vaut éviter les modèles d’entrée de gamme. « Pour une trentaine d’euros, on peut avoir un modèle fiable, assure David Rodrigues, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). Ce n’est pas la peine d’en acheter un qui coûte une fortune, mais les modèles à moins de 15 euros ne sont pas recommandés. »

Outre le prix, il faut veiller à opter pour un détecteur de fumée labellisé. « Il est très important de prendre un modèle certifié CE ou NF, préconise David Rodrigues. C’est un gage de sécurité. »

Entretenir l’appareil régulièrement

Souvent, un mauvais usage de son détecteur de fumer suffit à le faire brailler sans raison. Un grain de poussière ou une pile déchargée suffit à déclencher une fausse alerte. « Un petit coup de chiffon une fois par mois suffit pour empêcher que le détecteur s’encrasse », indique David Rodrigues.

Chose à savoir : lorsque la pile du détecteur de fumée est presque à plat, l’appareil se met à sonner. « La sonnerie est différente, moins forte, ce sont de petits bips. Alors que l’alerte incendie déclenche une sonnerie perçante », distingue-t-il. D’où l’importance d’entretenir et de nettoyer régulièrement l’appareil et de « changer les piles une fois par an. Sauf lorsqu’on a un détecteur muni de piles au lithium ».

Bien choisir l’endroit où l’installer

Pour un fonctionnement optimal, il faut bien choisir l’endroit où installer son détecteur de fumée. Il doit être placé « le plus haut possible dans un lieu de circulation ou dans le dégagement desservant les chambres et à distance des murs et des sources de vapeur », recommandent les services de l’Etat.

« Le couloir, le salon et les chambres sont les endroits à privilégier », insiste David Rodrigues. On évite en revanche d’installer son détecteur de fumée dans la cuisine ou la salle de bains, sous peine d’entendre la sonnerie stridente retentir à chaque douche ou chaque repas.

* Etude réalisée par Yougov auprès de1.008 personnes fin août pour le groupe Nest, spécialiste des appareils pour la maison.