Joeuf: Mort de Lucas, l'enfant poignardé par un déséquilibré

FAITS DIVERS Il rentrait de l’école lorsqu’un homme l’avait attrapé et poignardé à sept reprises...

C.B. avec AFP

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Google map de Joeuf en Lorraine.
Google map de Joeuf en Lorraine. — google map

Lucas, 7 ans, poignardé jeudi à Joeuf (Meurthe-et-Moselle), est mort des suites de ses blessures lundi, a annoncé le procureur de Nancy, Thomas Pison. Le petit garçon rentrait de l’école lorsqu’un homme, atteint de troubles psychiatriques, l’avait attrapé et poignardé à sept reprises au thorax et à l’abdomen.

L’homme avait « un grand couteau, un couteau de boucher », avait raconté un témoin de 90 ans qui avait assisté directement à l’agression. « Le petit, il criait, criait tant qu’il pouvait ! », avait ajouté le vieil homme, qui réside dans la même rue que Lucas, à Joeuf, commune de 6.700 habitants à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Metz.

Il « s’acharnait avec le couteau »

L’homme « à genoux, donnait des coups de couteau (…) s’acharnait avec le couteau », avait encore dit le témoin, ému, qui sortait de chez lui lorsque les faits se sont produits. Les enfants du quartier viennent souvent jouer dans cette petite ruelle, avait-il précisé. Lucas y retrouvait régulièrement ses copains de l’immeuble voisin, un petit bâtiment de quatre étages d’un rose passé.

Après avoir poignardé Lucas, l’agresseur, né en 1985, s’était rendu « spontanément » au commissariat de police de Briey, où il avait passé la nuit, muré dans le silence. Il avait été déféré au parquet de Nancy, mis en examen pour « tentative d’homicide aggravé par la circonstance que les faits ont été commis sur mineur de 15 ans » et placé sous mandat de dépôt.

L’agresseur est responsable pénalement

D’après un expert qui l’a examiné, cet homme souffre de « troubles psychiatriques » qui ont altéré son jugement, sans toutefois l’abolir. Il est de ce fait responsable pénalement et encourt la réclusion à perpétuité.

Sans emploi et vivant au « domicile familial », il a déjà été condamné en 2013 dans le midi de la France « pour des faits de violence à l’occasion d’un épisode d’alcoolisation ». Mais « le dossier à l’époque n’avait pas révélé de dangerosité particulière », a souligné le procureur, précisant que le suspect n’avait « aucun antécédent de prise en charge en milieu hospitalier spécialisé ».