Riche veuve pendue à Neuilly: Les deux hommes poursuivis acquittés en appel

JUSTICE Ils n'ont pas fait de commentaires...

20 Minutes avec AFP

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Dominique Aubry, veuve d'un célèbre marchand d'art, était retrouvée pendue à l'aide d'une corde de marin à l'escalier intérieur de sa péniche amarrée à Neuilly-sur-Seine
Dominique Aubry, veuve d'un célèbre marchand d'art, était retrouvée pendue à l'aide d'une corde de marin à l'escalier intérieur de sa péniche amarrée à Neuilly-sur-Seine — Miguel Medina AFP

Ils ont été à nouveau acquittés. Franck Renard Payen, héritier de la riche veuve retrouvée pendue en 2005 dans sa péniche de Neuilly, et Olivier Eustache étaient poursuivis pour assassinat, soupçonnés d’avoir maquillé le crime de Dominique Aubry en suicide. L’avocat général avait réclamé 20 ans.

Ils avaient déjà bénéficié d’un acquittement en première instance, l’année dernière, à Nanterre. « C’est la moindre des choses, parce que c’était le procès de trop », a commenté l’un des cinq avocats de la défense, Me Eric Dupond-Moretti, après l’énoncé du verdict.

Dominique Aubry avait déjà tenté de se suicider en juillet 2005

Le procès, entamé le 5 octobre, a vu défiler une trentaine d’experts, sans qu’aucune certitude sur les circonstances de la mort de Dominique Aubry n’ait pu se dégager. La riche veuve, inconsolable depuis la mort soudaine de son mari, Jean, en janvier 2005, avait été retrouvée morte le 1er décembre de la même année par son ami Franck Renard Payen.

Son corps était pendu à l’escalier en colimaçon de sa luxueuse péniche des bords de Seine, à Neuilly. Or, Renard Payen et Eustache avaient dîné sur le bateau la veille, en compagnie de Dominique Aubry.

Lors de ce second procès, ils ont à nouveau expliqué qu’ils avaient quitté la soirée vers 21H30, laissant la riche veuve déprimée et contrariée par le fait que ses deux amis ne partagent pas ses projets de futures vacances. Triste et trouvant refuge dans l’alcool et les anxiolytiques depuis de nombreux mois, Dominique Aubry avait d’ailleurs déjà tenté de se suicider en juillet 2005.

L’avocat général a qualifié les deux suspects de « pas sympathiques »

Mais l’accusation s’était pour sa part dite « absolument convaincue » qu’il s’agissait d’un assassinat, l’avocat général qualifiant les deux suspects de « pas sympathiques », avant de réclamer aux jurés populaires de prononcer une peine d'« au moins 20 ans ».

A l’énoncé du verdict, Franck Renard Payen et Olivier Eustache, en larmes, n’ont pas souhaité faire de commentaires. « A trop vouloir démontrer pour accuser, la montagne finit par accoucher d’une souris », a relevé un autre défenseur des accusés, Me Nicolay Fakiroff.