Cimetière de Loos-en-Gohelle dans le Nord de la France.
Cimetière de Loos-en-Gohelle dans le Nord de la France. — Michel Spingler/AP/SIPA

ETUDE

Démographie: Pourquoi il y a eu moins de morts en 2014

11.000 personnes de moins sont décédées par rapport à 2013 et 2012...

Selon l’Insee, en 2014, il y a eu 11 000 décès de moins en France par rapport aux deux années précédentes. Une baisse significative qui ne touche pas uniformément les individus en fonction de leurs sexes ou de leur catégorie d’âge. En 2014, 559 300 personnes ont trouvé la mort contre 569 236 en 2013 et 569 868 en 2012.

Un hiver clément

Isabelle Robert-Bobée, chef de la division des enquêtes et études démographiques à l’Insee détaille les résultats publiés ce mercredi : « Cette baisse s’explique notamment par le fait que nous avons eu un hiver particulièrement clément en 2014. » Les cas de décès liés à la grippe où aux intoxications au monoxyde de carbone, plus fréquents lors d’épisodes hivernaux rudes, ont été moins nombreux l’année passée. Entre janvier et mars, l’Insee a comptabilisé 1 600 décès par jour entre janvier et mars 2014. Un chiffre plus faible qu’en 2012 et 2013.

Les progrès de la lutte contre la mortalité infantile

Autre chiffre significatif mis en avant par l’Institut national de la statistique et des études économiques, la baisse constante des décès des nouveau-nés. Depuis 1950, ils ont été divisés par treize. « Même si les effectifs de naissances sont moins importants qu’en 1950 - de l’ordre de 10 % -, les enfants de moins de 1 an meurent moins, notamment grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et les changements de comportement concernant le couchage des nourrissons », analyse Isabelle Robert-Bobée. Les risques de mort subite sont particulièrement élevés lors des premiers mois qui suivent la naissance.

La mortalité des jeunes hommes diminue 

Entre 20 et 29 ans, les décès concernent trois fois plus souvent les hommes que les femmes. « C’est quelque chose de récurrent années après années, avance la responsable de la division des enquêtes et études démographiques, et qui s’explique par la nature même de ces décès qui sont souvent violents, liés à des accidents de la route ou à des suicides ». Pour autant, ces chiffres diminuent depuis près de quarante ans. En 1970, 718 garçons âgés de 20 ans sont décédés, ils étaient 602 en 1990. L’année passée, 195 jeunes hommes de 20 ans sont morts.