VIDEO. Permissions de sortie des détenus: Manuel Valls favorable à une révision de la législation

REACTION Le Premier ministre a pris position, ce mercredi, après qu’un détenu ayant bénéficié d’une permission temporaire de sortie a grièvement blessé un policier à Saint-Ouen…

Vincent Vantighem

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Manuel Valls, le 29 juin 2015 à l'Hôtel Matignon
Manuel Valls, le 29 juin 2015 à l'Hôtel Matignon — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le gouvernement n’aura pas tardé à réagir. Après Christiane Taubira, mardi, c’est Manuel Valls, le Premier ministre, qui a pris position ce mercredi matin, à la suite de la polémique sur les permissions de sortie accordées à certains détenus.

Cavale sanglante : Taubira prend position dans la polémique

« Je crois qu’il faut revoir la législation, a déclaré le Premier ministre sur les ondes de RTL. Nous devrons sans doute revoir la législation. Il y a des textes qui seront portés par la garde des Sceaux dans les semaines et les mois qui viennent, c’est sans doute la possibilité, mais nous le faisons avec sérieux, professionnalisme. »

Les syndicats de policiers vent-debout

Lundi, un policier a été grièvement blessé en Seine-Saint-Denis par un détenu condamné à de multiples reprises et qui n’avait pas regagné sa cellule après avoir bénéficié d’une permission de sortie en mai pour pouvoir gérer la succession de son père décédé, comme le code de procédure pénale l’autorise.

Polémique : Les syndicats de policiers réclament des comptes

Plusieurs syndicats de policiers ont réclamé, dès mardi matin, « des comptes » à Christiane Taubira, la ministre de la Justice, pour son laxisme supposé. « On aurait pu éviter que notre collègue se trouve aujourd’hui entre la vie et la mort ».

Une escorte pour certains détenus bénéficiant de permission ?

Alors que l’enquête a révélé que le détenu – lui-même abattu par les forces de l’ordre lors de la course-poursuite  était visé par une fiche S pour « radicalisation », Christiane Taubira a réagi dès mardi.

« J’ai commandé un examen précis des textes de loi pour savoir s’il y a lieu de les modifier de façon à permettre par exemple à imposer systématiquement une escorte pour certains détenus, y compris pour ces motifs de maladie grave ou de formalité administrative suite à un décès » ; a-t-elle indiqué.

Réaction : « Les juges ne décident pas par fantaisie »

« En tant que ministre, ma responsabilité est aussi de tout faire pour que le suivi des détenus soit le plus serré et le plus adapté à la personnalité des individus pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », a-t-elle, ensuite, précisé lors de la séance des Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.