A Béziers, des réfugiés nettoient un quartier, Ménard dénonce «la propagande»

CRISE Des familles syriennes ont nettoyé les environs de la rue d’Oran dimanche…

L.B.

— 

Capture Google Maps de la rue d'Oran à Béziers où des réfugiés ont nettoyé la rue dimanche dernier.
Capture Google Maps de la rue d'Oran à Béziers où des réfugiés ont nettoyé la rue dimanche dernier. — capture Google Maps

« Nous tenons absolument à ce que ce soit propre », explique un réfugié au Midi Libre. Dimanche, plusieurs familles syriennes ont pris des sacs-poubelle pour nettoyer la rue d’Oran et le quartier de La Devèze à Béziers, pour préserver un environnement sain pour les enfants et éviter qu’on ne les rende responsables de la saleté des lieux.

« Clandestins à La Devèze : ça continue d’arriver ! »

De son côté, le maire de la ville Robert Ménard qui a été contacté par L’Express parle d’une « opération de communication ». Et de poursuivre : « Ils peuvent nettoyer tout ce qu’ils veulent, ça ne fera pas oublier qu’ils occupent illégalement des logements sociaux », allant jusqu’à dénoncer « la propagande » auprès de l’hebdomadaire.

La veille du nettoyage de la rue, la page Facebook de la ville de Béziers avait posté une vidéo polémique titrée : « Clandestins à La Devèze : ça continue d’arriver ! Que fait l’Etat ? », selon laquelle des réfugiés sont arrivés en taxi dans le quartier. Mais, comme le précise Le Midi Libre qui a rencontré Fayad Hikmat, l’un des migrants pointés du doigt, il était allé chercher sa famille à Toulouse et n'a pas eu le choix. « Un taxi pris en charge par l’assurance nous a ramenés car nous sommes tombés en panne ». Pas vraiment de quoi en faire une polémique, en somme.