Soupçonnés d’avoir commis des vols à l’aide du «souffle du dragon», cinq Chinois arrêtés à Roissy

FAITS DIVERS La police les soupçonne d’utiliser une drogue hautement toxique et hallucinogène pour dépouiller leurs victimes souvent âgées…

V.V.

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Scolopamine ou Datura également appelée Souffle du Diable
Scolopamine ou Datura également appelée Souffle du Diable — Nova/Wikimedia

Scopolamine et atropine. On appelle cela le « souffle du dragon » ou le « souffle du diable ». Le cocktail peut être extrêmement dangereux, provoquant hallucinations et même parfois des amnésies temporaires. Selon France Info, cinq Chinois ont été arrêtés, vendredi, à l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise) alors qu’ils s’apprêtaient à regagner leurs pays d’origine avec une grande quantité d’argent liquide et de bijoux.

Les policiers les soupçonnent d’avoir commis plusieurs vols par ruse, cet été, à Paris à l’aide de ce qu’ils appellent donc le « souffle du dragon ». Le mode opératoire est assez simple. Prétextant être perdues, de jeunes femmes chinoises demandent leur route à des personnes âgées dans la rue. Au moment du contact, elles aspergent alors les victimes de ce fameux cocktail qui les plongent dans un état second avant de les dépouiller.

Une drogue utilisée par les nazis comme sérum de vérité

Cet été trois personnes avaient déjà été interpellées par la police judiciaire de Paris près de Roissy avec un échantillon de cette « poudre du dragon ». Les analyses ont montré une présence très forte de scopolamine, drogue qui a notamment été utilisée par le régime nazi comme sérum de vérité.

Les faits : Elles dérobent de l’argent grâce au « souffle du diable »

Outre des bijoux, les cinq personnes arrêtées vendredi avaient, dans leurs bagages, 75.000 euros en liquide et 16.500 dollars américains. S’ils affirment être de simples touristes voulant rentrer chez eux, ils ont tous les cinq été présentés à un juge d’instruction qui a ouvert une information judiciaire pour « escroquerie en bande organisée ».

Selon un proche du dossier, les voleurs pourraient faire partie d’un groupe très structuré. « Une des victimes parisiennes s’est vue délester de près de 100.000 euros. Les butins amassés sont très rapidement renvoyés au pays et se chiffrent en millions d’euros », assure-t-il.

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