Cambriolages: 4,8% des ménages français disent avoir été victimes d'un vol dans leur résidence principale

SÉCURITÉ Une étude de l'ONDRP publiée mardi se penche sur le profil des victimes...

20 Minutes avec AFP

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Illustration cambriolage.
Illustration cambriolage. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

L’étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée ce mardi, vise à dresser le profil des personnes cambriolées.  C’est en compulsant l'enquête dite de «victimation» effectuée tous les ans, depuis plusieurs années, par l’ONDRP et l'Insee auprès de 17.000 ménages français représentatifs, que ces profils ont pu être esquissés.

On apprend ainsi que 4,8 % des ménages français, aisés et résidant dans des maisons, disent avoir été victimes d'un cambriolage, d'une tentative ou d'un vol sans effraction dans leur résidence principale entre 2005 et 2013. 

Les personnes seules moins concernées...

Parmi l'ensemble de ces ménages et «selon leurs caractéristiques sociodémographiques», l'ONDRP estime que «les moins touchés par ce type d'atteintes» sont ceux «majoritairement composés de personnes seules» et «en situation socio-économique défavorisée (inactives ou au chômage et aux revenus modestes)». En revanche, l’ONDRP souligne qu’il y a «plus de victimes parmi les couples d'actifs aux revenus élevés» ainsi que diplômés d'études supérieures.

«La proportion de victimes est également liée au type de logement du ménage», ajoute l'étude. «Seuls 4,2 % des ménages étant identifiés comme locataires d'un petit appartement se déclarent victimes» alors que «ce sont 5,3 % des propriétaires (ou accédants) de grandes maisons isolées qui ont subi ce type d'atteintes».

Les zones pavillonnaires en banlieues sont particulièrement exposées

«Les ménages propriétaires de grandes maisons individuelles sont davantage victimes» que les autres, fait ainsi valoir l'ONDRP et «la proportion de victimes varie en fonction du type de quartier de résidence». Les plus fortes proportions résident «dans des zones d'habitat dense ou pavillonnaire en banlieue», détaille-t-il.

Les ménages résidant en centre ville de forte densité ou en zone rurale «sont moins victimes que les autres», pointe encore l'étude.