La gendarme compagne d'un proche d'Amédy Coulibaly a été révoquée

POLICE Elle est soupçonnée d'avoir laissé entrer son compagnon au sein de l'installation militaire du Fort de Rosny-sous-Bois

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un gendarme, le 17 juin 2011.
Illustration d'un gendarme, le 17 juin 2011. — POL EMILE/SIPA

Liaisons dangereuses... Une femme gendarme soupçonnée d’avoir porté assistance à son compagnon écroué qui est un proche d’Amédy Coulibaly, le preneur d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, a été révoquée, a indiqué mardi la gendarmerie nationale, confirmant une information de RTL.

« Un conseil d’enquête a conduit à la radiation des cadres de l’adjudante » (l’équivalent militaire de la révocation pour les fonctionnaires), a-t-on appris auprès de la gendarmerie, ajoutant que « cette décision lui a été notifiée le 21 septembre dernier ».

La jeune femme, qui avait déjà été suspendue en février dernier, dispose de deux mois pour exercer un recours à cette révocation.

Lettres apportées à son ami

Cette femme en poste au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est soupçonnée d’avoir apporté, notamment, des lettres à son ami qui était écroué depuis la fin janvier pour des affaires de trafics d’armes et de stupéfiants.

Il s’agit d’un homme présumé proche d’Amédy Coulibaly, dont le téléphone avait « borné » près du preneur d’otages au moment des faits, ainsi que l’avait révélé le Canard Enchainé. Le journal avait aussi révélé que cet homme avait pu entrer dans la caserne de Rosny et que sa compagne gendarme s’était convertie à l’islam il y a quelques années.

Le 8 janvier, Amedy Coulibaly a tué une policière et blessé un agent municipal à Montrouge, au sud de Paris, avant de prendre en otages, le lendemain, les clients et employés d’un supermarché casher de Paris. Il a tué quatre d’entre eux, tous juifs et a été abattu dans l’assaut donné par la police.